Heurs et malheurs de Louis XVII,arrêt sur images

Du vendredi 29 juin 2018 au lundi 1 octobre 2018

Domaine de Vizille - Vizille

Exposition temporaire

Informations pratiques

Horaires

Du 29/06 au 01/10/2018 de 10h à 12h30.
Fermé le mardi.
Et de 13 h 30 à 18 h.
Fermé les jours fériés entre novembre et mars
Fermé du 22 décembre 2018 au 02 janvier 2019
Fermé le 01 mai.

Adresse

Domaine de Vizille
Place du Château
BP 1753
38220 Vizille

Coordonnées

Tarifs

Gratuit.

Mort en 1795, à l'âge de 10 ans, dans la prison du Temple, Louis XVII n'a jamais vraiment régné sur la France. Si la destinée tragique du fils de Louis XVI et de Marie Antoinette continue d'échauffer l'imagination des mateurs de mystères historiques, elle a surtout inspiré de très nombreux artistes en France et dans le reste du monde entre la fin du XVIII ème et le début du XXème siècle. Aux premières représentations royalistes, qui tentent d'occulter les conditions de détention du jeune prince, succèdent les portraits doloristes de l'enfant martyr, victime expiatoire de la folie politique des adultes.
Tout en restant un sujet privilégié de l'iconographie contre-révolutionnaire, le sujet inspire de nombreux peintres romantiques attirés avant tout par la dimension spectaculaire de ce huis-clos carcéral. Dans toute l'Europe, des artistes peignent, gravent et sculptent la captivité de Louis XVII, érigée ne archétype pictural de l'innocence corrompue. Les débats qui accompagnent l'exposition contrariée du Capet lève-toi ! ( 1835) d'Emile Mascré, pièce maîtresse de cette production, témoignent de la puissance évocatrice de cette scène, que d'aucuns continuent de juger traumatisante.

Au moment du centenaire de la Révolution , en 1889, la représentation de Louis XVII en prison ne fait plus peur à la III République et devient un lieu commun iconographique de l'histoire de France. Morceau de choix pour le grand -guignol, la scène devient un incontournable du Musée Grévin, tandis que pièces de théâtre et films viennent animer les souffrances du jeune captif sous les yeux d'un public pour lequel ces images sont devenues très familières.
Réunissant une cinquantaine d'oeuvres, l'exposition entend revenir sur les différentes étapes de la constitution de cet archétype iconographique, des premières images produites sous la Révolution à l'entrée dans la culture de masse à l'aube du 20 ème siècle.