Transition énergétique : «On s’est dit : quitte à rénover, autant le faire correctement»

Publiée le 5 juillet 2017

Olivier Coquelle a fait appel au dispositif Mur Mur 2 pour réussir la rénovation thermique de sa maison de Seyssinet-Pariset. Témoignage.

Olivier Coquelle devant sa maison à Seyssinet-Pariset.

Diviser sa facture d’énergie par six ! C’est ce qu’espère Olivier Coquelle après les travaux de rénovation de sa maison. « Quand je l’ai achetée, elle était dans son jus : la toiture et l’isolation étaient d’origine », témoigne-t-il. Cette petite demeure des années 1930, à Seyssinet-Pariset, est une véritable « passoire thermique » qu’il a décidé de retaper entièrement, du sol au plafond.

 

Avant de démarrer les travaux, il s’est rendu à l’Agence locale de l’énergie et du climat (ALEC) pour être accompagné par le dispositif d’écorénovation Mur Mur 2. L’opération a été créée en 2010 par la Métropole pour encourager la rénovation thermique des copropriétés construites entre 1945 et 1975. En six ans, elle a permis d’isoler 4500 logements. Devant ce succès, la Métropole a relancé une seconde campagne, en l’élargissant aux maisons individuelles.

 

75 000 euros de travaux

 

Le dispositif aide les particuliers à monter leurs dossiers de demande d’aides financières auprès de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) ou encore de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). Il propose aussi une liste d’entreprises locales, labellisées Mur Mur 2, pour réaliser les travaux en toute confiance. Il prévoit surtout un accompagnement technique gratuit pendant toute la durée du projet.

 

Celui-ci prend la forme d’un audit énergétique qui permet de définir les travaux à mener. C’est le bureau d’études grenoblois Akoé qui s’est occupé de la maison d’Olivier Coquelle. Il lui a proposé quatre scénarios pour faire de sa résidence vieillotte une maison BBC (bâtiment basse consommation). Le propriétaire a choisi le plus performant - et le plus coûteux. « On s’est dit : quitte à rénover, autant le faire correctement », s’explique-t-il.

 

La maison sera au niveau basse consommation.

 

Avec l’aide de l’ALEC, il a sélectionné les entreprises et choisi les matériaux. De la laine de bois pour isoler les murs et la toiture, du polystyrène pour le sol, des fenêtres double ou triple vitrage, une double ventilation, un poêle à granulé haut de gamme et deux panneaux solaires pour l’eau chaude sanitaire. Facture : 75 000 euros. Une jolie somme. "Mais le jeu en vaut la chandelle", assure Akoé.

 

« Des entreprises sérieuses »

 

« Une rénovation thermique permet, en moyenne, de diviser par quatre la facture énergétique, rappelle Sylvain Hernandez du bureau d’études. Mais avec cette maison, on devrait économiser davantage puisqu’on part de très bas… » Avant les travaux, la maison consommait environ 3600 euros par an d’énergie (électricité et fioul principalement). Après les travaux, elle devrait consommer… 600 euros. Le retour sur investissement est prévu dans une douzaine d’années.

 

Suzanne et Christian habitent à quelques mètres de là. Ils veulent aux-aussi rénover leur maison. Tout refaire : les murs, la toiture, la menuiserie... Un architecte est déjà passé, il a fait les premiers plans. Le couple s’est aussi tourné vers l’ALEC. « On ne sait pas si on peut obtenir des aides mais ils vont au moins nous diriger vers des entreprises labellisées, explique Christian. On veut les mêmes entreprises qu’ici. Parce qu’on voit que c’est du sérieux ».

 

 

 

*L’audit est financé à 80% par la Métropole et GRDF.