La biennale Experimenta explore le monde de demain

Publiée le 5 février 2020

Depuis 10 ans, la biennale Expérimenta, organisée par l'Hexagone, questionne et aide à comprendre les nouvelles technologies. La nouvelle édition se déroule du 11 au 21 février.

Extrait du spectacle Ammonite Sircé.
Extrait du spectacle Ammonite Sircé. : Creatime - F.Ravatin
Extrait du spectacle Ammonite Sircé.

Favoriser la coopération et les expériences entre artistes, scientifiques et technologues et présenter leurs créations communes… Telle est la raison d’être de la biennale Arts-Sciences Experimenta, pilotée par l’Hexagone, qui revient dans l’agglomération du 11 au 21 février.

Au programme de cette 10e édition, 12 spectacles philosophiques et poétiques présentés dans neuf salles de l’agglomération, un salon à la Maison Minatec qui questionnera les nouvelles technologies en mettant en scène une trentaine d’installations artistiques, et enfin un Forum professionnel, à l’Auditorium Grenoble INP, qui proposera des tables rondes pour mieux comprendre ce monde que ces nouvelles technologies nous préparent…

Parmi les spectacles annoncés du 11 au 21 février, l’artiste transdisciplinaire Rocio Berenguer présentera à l’Hexagone de Meylan une pièce de théâtre intitulée “G5”, mettant en scène une “rencontre au sommet” : un G5 réunissant les règnes minéral, végétal, animal, machinique et humain afin qu’ils coopèrent pour assurer l’avenir de l’humanité…

De son côté, avec “Mû” à La Rampe d’Échirolles, le circassien Simon Carrot mettra vos repères sens dessus-dessous grâce à l’électromagnétisme, en explorant de nouveaux rapports au corps, au mouvement et à l’espace : ne vous étonnez pas de voir des artistes marcher aux murs… voire même au plafond ! Au Déclic, à Claix, Joël Maillard et Joëlle Fontannaz proposeront de mettre l’humanité en orbite le temps que les écosystèmes naturels se régénèrent : « Un projet fou et brillant » pour sauver la planète.

Alain Damasio et Aurélien Barrau

Grosse attente aussi du public de l’Hexagone pour l’adaptation théâtrale, par Frédéric Deslias, du roman d’anticipation “Les Furtifs” d’Alain Damasio : en 2040, récit de la quête d’un père pour retrouver sa fille disparue, dans un contexte où l’humain, soumis aux technologies, est en proie à la dévitalisation. On évoquera enfin “Le grand dégenrement”, de Blaise Merlin, avec l’astrophysicien Aurélien Barrau : un show « tout feu tout femme » qui alliera danse, cirque, musique, astrophysique, transgenres et cabaret. Et qui « enverra valser les codes et les préjugés pour porter un éclairage sensible sur un monde en pleine mutation… ».

Installations artistiques, performances, ateliers, lecture, déambulations théâtrales, etc. Le Salon de la Maison Minatec vous invite là encore, du jeudi 13 au samedi 15 février, à une plongée dans l’imaginaire croisé d’artistes et de scientifiques. À cet égard, l’œuvre interactive “Lithosys” vous proposera par exemple d’utiliser le champ magnétique de la terre pour communiquer avec d’autres formes de vie terrestre...

L’installation “El Gallinero” mettra en scène huit œufs entretenant une conversation sans fin à partir d’algorithmes… Retrouvez aussi “Mary”, une intelligence artificielle (IA) psychologue qui étudie la santé mentale des humains et participez à la déambulation théâtrale “Ingénieuses confidences” qui proposera une réflexion poétique et politique sur le progrès scientifique et technique à Grenoble…

Parallèlement, à l’auditorium Grenoble INP, le Forum proposera 10 tables rondes qui aborderont les thématiques soulevées dans les œuvres du Salon comme la poésie des algorithmes, l’IA et les discriminations, l’IA et la création artistique, la souveraineté technologique ou encore la société de surveillance et la science-fiction…

Extrait de l'installation El Gallinero.
Extrait de l'installation El Gallinero. : Nestor Lizalde
Extrait de l'installation El Gallinero.