Le Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise est né

Publiée le 9 janvier 2020

Le premier comité syndical d’installation du SMMAG, qui s’est déroulé le 9 janvier, a officialisé la création du nouveau syndicat chargé d’organiser les transports dans la région grenobloise.

Un chronobus du syndicat mixte des mobilités de l'aire grenobloise.
Le Syndicat mixte des mobilités de l'aire grenobloise (SMMAG) succède au Syndicat mixte des transports en commun (SMTC).

Le Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise succède au SMTC, le syndicat mixte des transports en commun, qui gérait jusqu’à présent les transports collectifs de l’agglomération grenobloise. En plus de la Métropole de Grenoble, le nouveau syndicat intègre la communauté d’agglomération du Pays Voironnais, la communauté de communes du Grévisaudan et le Département de l’Isère. Avec un objectif commun : organiser les transports à l’échelle de la grande région grenobloise afin d’assurer un service public plus efficace.

Chaque jour des milliers de personnes traversent la région : pour travailler, faire leurs achats, retrouver leurs amis ou leurs familles, voir un concert ou une exposition… Ils se déplacent en voiture, en bus, en tram, en train, à vélos (à assistance électrique ou pas) ou à pied. Ces usages quotidiens ne s’arrêtent pas aux limites des collectivités locales et nécessitent, par conséquent, d'organiser les transports à la bonne échelle. « Nos prédécesseurs ont été des pionniers quand ils ont créé le syndicat mixte au moment du premier choc pétrolier (en 1973), a rappelé Yann Mongaburu, nouveau président du SMMAG. Aujourd’hui, nous n’avons plus le temps d’attendre ». Le nouveau syndicat a été créé afin de « protéger la santé des habitants mais aussi la santé du climat (…), d’offrir aux usagers davantage de liberté de déplacement (…), et de garantir plus de justice sociale et territoriale ».

Vers un titre unique

« Depuis le début, l’état d’esprit de la Métropole est celui de la coopération, sans volonté hégémonique et avec l’objectif de faciliter la vie de nos concitoyens et de tous ceux qui créent de la valeur sur notre territoire », a confirmé Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole. La feuille de route du SMMAG prévoit notamment la mise en place d’un service public du covoiturage, d’une ligne de bus à haut niveau de service entre Montbonnot et Grenoble, l’extension du réseau chronovélo aux communes périurbaines et le lancement progressif du Pass Mobilités qui permettra de voyager avec un seul et même titre dans les bus, tram, trains et cars de la région. En attendant la création du RER grenoblois.

Selon François Gimbert, président de la communauté de communes du Grévisaudan et premier vice-président du SMMAG, « une nouvelle porte s’est ouverte (…). La Région et les intercommunalités du sud de l’Isère sont les bienvenus. La démarche est ouverte dans le temps et dans l’espace ». D’autres collectivités locales pourront en effet intégrer le SMMAG : la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Bièvre Isère, Bièvre Est, Cœur de Chartreuse, Saint-Marcellin Vercors Isère, Massif du Vercors, Trièves, Matheysine ou encore Oisans. « Rapidement, les habitants des territoires voisins se rendront compte du pas en avant qui a été fait aujourd’hui », a conclu Benjamin Trocmé, conseiller départemental de l’Isère.