La Métropole, la Région et l’Ademe s’engagent pour la qualité de l’air

Publiée le 2 décembre 2019

La Métropole de Grenoble, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et l'Ademe viennent de signer des conventions de partenariat pour améliorer la qualité de l’air dans l’agglomération.

Le soutien de la Région et de l’Ademe se traduit par des dotations financières de 4,5 millions d'euros.
Le soutien de la Région et de l’Ademe se traduit par des dotations financières de 4,5 millions d'euros. : Grenoble-Alpes Métropole/Lucas Frangella
Le soutien de la Région et de l’Ademe se traduit par des dotations financières de 4,5 millions d'euros.

Si le niveau de polluants (dioxyde d’azote et particules fines) tend à diminuer depuis dix ans dans l’agglomération, il reste des efforts à fournir pour atteindre les normes préconisées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « La reconquête de la qualité de l’air est un enjeu environnemental, sanitaire mais aussi de justice sociale car ce sont souvent les plus modestes qui sont exposés à la pollution », a rappelé le président de Grenoble-Alpes Métropole.

La Métropole est déjà à l’initiative de nombreuses politiques publiques pour améliorer la qualité de l’air, au travers notamment de son Plan Air Énergie Climat. Ces nouvelles conventions viennent soutenir ces actions par des dotations financières. Selon le vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes délégué à l’environnement, les collectivités locales représentent en effet « l’élément moteur de la transition énergétique ». Concrètement, la Région a décidé d’allouer 2,8 millions d’euros et l’ADEME 1,8 millions à la Métropole, soit 4,6 millions d’euros au total.

À quoi va servir cet argent ? D’abord, à renforcer les budgets de la Métropole alloués à la Prime air bois qui aide au renouvellement des appareils de chauffage au bois plus performant. Mais aussi à l’installation de bornes de recharge électrique, au développement du vélo (avec la création d’une voie verte entre Vizille et Séchilienne) ou encore à l’acquisition de nouveaux broyeurs de végétaux, ceci pour lutter contre la pratique des feux de végétaux, interdite et très polluante en matière de particules fines. Surtout, ces aides aideront les professionnels et les particuliers à acheter des véhicules moins polluants.

Jusqu'à 18000 euros d’aides

La Métropole a créé en 2019 une zone à faibles émissions pour les véhicules de livraison. Cette ZFE concerne aujourd’hui 10 communes ; elles seront 28 à partir de février 2020. Pour aider les professionnels à acquérir un véhicule moins polluant, la Métropole a mis en place des aides financières. Grâce aux conventions signées avec la Région et l'Ademe, celles-ci vont être majorées et élargies.

Par exemple, l’aide à l’achat d’un petit utilitaire électrique (en remplacement d’un vieil utilitaire mis à la casse) atteindra 3000 euros à partir du 1er janvier 2020. Pour l’acquisition d’un poids-lourd au GNV, elle grimpera à 18 000 euros (contre 13 000 euros auparavant). Autre nouveauté : des aides seront accordées si l’on transforme son véhicule, c’est-à-dire si l’on passe d’une motorisation thermique au GNV, GPL ou électrique. Les professionnels voulant acheter une remorque-vélo ou un triporteur bénéficieront eux-aussi d’un coup de pouce financier.

Le dispositif de soutien s’appliquait jusqu’à présent à un véhicule par société (ou association). Désormais, cinq véhicules sont éligibles par demandeur. Enfin, si les aides concernaient jusqu’à présent uniquement les professionnels de la Métropole, les particuliers possédant un utilitaire pourront eux-aussi prétendre à un soutien financier. « L’objectif est d’accompagner les habitants vers cette transition, notamment ceux qui connaissent des difficultés », conclut le directeur général de l'Ademe.

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Grenoble-Alpes Métropole/Lucas Frangella