Un nouveau réseau de chaleur au bois à Gières

Publiée le 25 octobre 2019

Le nouveau réseau de chaleur, qui montera en puissance jusqu’en 2022, permettra d’alimenter cet hiver plusieurs bâtiments de la commune mais aussi des copropriétés. Il permettra aussi de réduire les émissions de CO2.

Le nouveau réseau de chaleur de Gières.
Le nouveau réseau de chaleur de Gières. : Grenoble-Alpes Métropole/Lucas Frangella
Le réseau de chaleur produira, à terme, 3000 MWh, soit l'équivalent de 430 logements.

La commune de Gières dispose d’un nouveau réseau de chaleur. Depuis quelques semaines, il est connecté au groupe scolaire de la ville, à la bibliothèque municipale située juste en face, à la salle du Laussy, au château des Arênes, à la copropriété des Arênes et à la copropriété des Cèdres. L’année prochaine, il sera raccordé à deux autres bâtiments situés sur la place de la République, à la maison médicale ainsi qu’à la copropriété du Mezzo. Enfin, l’Anthéa, qui est en cours de construction, sera raccordé en 2021.

Il produit déjà 1400 MWh mais l’objectif est de parvenir à une production de 3000 MWh, soit l’équivalent de 430 logements. La particularité de ce réseau de chaleur, c’est qu’il fonctionne au bois. La chaleur sera fournie à hauteur de 90% par du bois en provenance de la région. Ce bois sera issu à 100% de plaquettes forestières issues essentiellement de la Chartreuse. Il permettra de réduire les émissions de CO2 du quartier d’environ 84%, soit l’équivalent de 250 voitures parcourant 15 000 km par an.

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Grenoble-Alpes Métropole/Lucas Frangella
« La transition énergétique nous concerne tous, a rappelé le maire de Gières lors de l’inauguration. Les collectivités locales sont en première ligne dans ce combat et ce type de construction va dans le bons sens ». « On a parfois l’impression que les pouvoirs publics sont à la traîne et restent passifs, ce n’est pas le cas », a ajouté Philippe Portal, secrétaire général de la préfecture de l’Isère. Selon le président de Grenoble-Alpes Métropole, ce réseau de chaleur démontre en effet que « toutes les communes sont à l’œuvre en matière de transition énergétique (…). Et c’est aussi la preuve que l’on a changé de braquet ».

L’abandon du fioul

Plusieurs réseaux de chaleur ont déjà été réalisés dans différentes communes de la Métropole, financés en partie par le Fonds Chaleur. À Brié-et-Angonnes, la nouvelle chaufferie permet d’éviter le rejet dans l’atmosphère de plus de 10 tonnes de CO2 par an. Dans l’école de Champagnier, la vieille chaudière au fioul a été remplacée par une chaufferie au bois. L’abandon du fioul permet d’éviter de rejeter près de 30 tonnes de CO2 par an. À Quaix-en-Chartreuse, la nouvelle chaufferie alimente les quatre bâtiments communaux et permet d’éviter le rejet de plus de 100 tonnes de CO2 par an dans l’atmosphère.

À Sassenage, deux réseaux de chaleur sont en construction. D’abord, le réseau de chaleur de la Plaine des sports de l’ile raccordera quatre bâtiments communaux : la piscine couverte, la maison des clubs, le gymnase Jeannie-Longo et les services techniques municipaux, soit plus de 5000 m2 de surfaces à chauffer. Ensuite, Le réseau de chaleur de l’école des Pies raccordera deux bâtiments, l’école et le gymnase des Pies, soit plus de 6000 m2 de surfaces à chauffer. La mise en service de ces deux réseaux est prévue avant la fin de l’année.

Grenoble-Alpes Métropole/Lucas Frangella