Atos pose la première pierre du campus Iseran à Échirolles

Publiée le 10 octobre 2019

Le spécialiste de l’intelligence artificielle a choisi le territoire métropolitain pour implanter son futur centre européen de recherche et développement. Le campus Iseran pourra accueillir plus de 1300 salariés à partir de 2021.

vue d'architecte du futur campus iseran
vue d'architecte du futur campus iseran : DR
Le futur campus Iseran vu de la rue de Provence à Échirolles.

C’est sans doute le premier acteur du numérique sur le territoire. Et à l’échelle mondiale, c’est l’un des leaders du marché. Spécialisé dans le cloud, l’intelligence artificielle, la cybersécurité ou encore les supercalculateurs, le groupe Atos (110 000 employés dans le monde et 11 milliards d’euros de chiffre d’affaires) a choisi Échirolles pour construire son nouveau centre européen de recherche et développement. La première pierre de ce nouveau complexe, baptisé Iseran, a été posée le 9 octobre, pour une livraison prévue en 2021.

D’une superficie de 19 000 m2, le futur campus rassemblera les deux sites que possèdent déjà le groupe dans l’agglomération : le premier à Grenoble, dédiée à l’énergie, et le second à Échirolles, héritage de la société Bull rachetée en 2014 et tourné vers la recherche et le développement. La fusion de ces deux sites donnera naissance à un complexe composé de quatre bâtiments qui accueilleront plus d’un millier de salariés, dont environ 200 travailleront dans le domaine de l’intelligence artificielle. « Nous entrons dans un monde où la gestion des données devient de plus en plus importante. Il faut donc de l’intelligence artificielle pour traiter toutes ces données », a expliqué Jean-Philippe Poireault, directeur général du groupe.

Le choix du groupe de conforter son implantation dans la Métropole grenobloise ne doit rien au hasard. Comme souvent, l’écosystème grenoblois, basé sur le triptyque recherche-université-industrie, a été un des arguments clés. « Nous avons des partenariats avec les grands acteurs industriels de la métropole mais aussi avec des laboratoires d’universités et des écoles d’ingénieurs », confirme Olivier Gau, directeur des sites Atos Grenoble et Échirolles. Et puis, cet écosystème nous permet d’avoir des compétences à proximité qui sont, en plus, pérennes dans le temps. Le cadre de vie avec les montagnes autour, capte les équipes. Les gens sont contents d’habiter dans la région ».

Au cœur du projet Grandalpe

Un autre élément a fortement pesé dans la balance : en avril dernier, l’État a sélectionné l’agglomération grenobloise pour abriter un Institut interdisciplinaire de l’intelligence artificielle (3IA). Ce futur « campus » high-tech proposera bientôt aux étudiants et aux professionnels une trentaine de chaires et des programmes de recherche qui serviront à soutenir l’innovation dans les grandes entreprises et les startups. Cinquante-cinq sociétés de la région (Atos, Enedis, Huawei, Google, Orange, Naver Labs…) ont déjà apporté leur soutien au projet baptisé MIAI (Multidisciplinary institute in artificial intelligence).

En outre, le campus Iseran sera implanté au cœur d’un secteur qui va faire l'objet d'un vaste projet d'aménagement porté par la Métropole et les communes de Grenoble, Échirolles et Eybens. « Ce projet Grandalpe (ex-Centralité Sud) est la future Presqu’île de la Métropole. Cela veut dire que nous avons pour ce territoire le même niveau d’ambition », a déclaré le président de Grenoble-Alpes Métropole. « Atos va s’intégrer dans une synergie collective qui prévoit la réhabilitation de logements, la création d’un pôle d’échanges multimodal mais aussi l’installation de nouveaux services, de commerces et d’emplois », s’est félicité à son tour le maire d’Échirolles.

Pose de la première pierre du futur campus Iseran d'Atos à Échirolles.
Pose de la première pierre du futur campus Iseran d'Atos à Échirolles. : Grenoble-Alpes Métropole