Le nouveau pont des Iles cordées sera opérationnel en septembre

Publiée le 11 juillet 2019

Datant de la fin du 19e siècle, le pont des Iles Cordées, à cheval sur les communes de Veurey-Voroize et Noyarey, menaçait de rompre. Des travaux en cours depuis le mois de mai permettront la réalisation d’un nouveau pont en lieu et place de l’ancien, d’ici la fin du mois de septembre.

Pour rappel, la Métropole gère plus de 1600 ouvrages d’art transférés par ses 49 communes en 2015 et par le Département en 2017. Depuis ces transferts, elle s’attèle à un vaste chantier de recensement, de renforcement voire de reconstruction de ces ponts, passerelles et murs de soutènement dont certains ont été diagnostiqués comme préoccupants, voire dangereux.

Un état jugé préoccupant

Parmi ces derniers, l’état de l’ancien pont en pierres maçonnées des Iles Cordées situé route des Béalières, à cheval sur les communes de Veurey-Voroize et Noyarey et enjambant le ruisseau dit "Le Ruisset", avait été diagnostiqué préoccupant par les services métropolitains.

Particulièrement fréquenté par les semi-remorques de 25 tonnes de l’entreprise Guy Dauphin Environnement (GDE) située non loin derrière, ce pont vieux de plus d'un siècle, construit à l’origine pour le passages des voitures à chevaux, avait été mis, début 2018, en restriction de tonnage à 7,5 tonnes en attendant le démarrage des travaux.

Après inspection, il avait en effet été remarqué que la pile centrale de cet ouvrage à deux voûtes avait largement commencé à vriller sur elle même, menaçant ainsi la suspension nécessaire desdites voûtes. Vue la pathologie avancée de l’ouvrage largement soumis aux grandes variations du niveau de l’eau du ruisseau, les services de la Métropole ont donc renoncé à sa réparation et privilégié la reprise complète de l’édifice.

Un pont provisoire

Durant toute la période des travaux, un pont provisoire construit quelques mètres en aval, à permis de rétablir complètement la circulation. Les travaux n’ayant, malgré les aléas, pas pris de retard, devraient prendre fin d’ici la fin septembre. Par rapport à son ancêtre large de 4 mètres, le nouveau pont en béton armé devrait lui mesurer plus de 6 mètres de large puisque le nouveau tablier intègrera un passage dédié d’ 1 m 80 pour les cyclistes et les piétons et que l’ouvrage sera circonscrit de barrières de sécurité sur ses bords.

« Le territoire métropolitain possède de nombreux ouvrages d’art dont certains sont en péril », insiste Christophe Ferrari, président de la Métropole. « Il était urgent de s’atteler à la reconstruction de ce pont des Iles Cordées pour la sécurité de tous ses usagers et pour garantir l’activité de l’entreprise GDE qui en dépend. Je me félicite que toutes les parties intéressées, l’entreprise GDE, les deux villes voisines et la Métropole aient participé au financement de sa reconstruction».

D’ici 2020, la collectivité aura investi 2,6 millions d’€ pour la surveillance et l’entretien courants de ces édifices et 20 millions d’€ pour les opérations de renouvellement et de réparations urgentes, dont 10 millions d’€ pour les ouvrages d’art en péril (une trentaine de cas) qui font actuellement l’objet d’une surveillance renforcée, d’une fermeture ou d’une restriction de la circulation.

Financement :

  • Coût total : 330 000 euros
  • Guy Dauphin Environnement (GDE) : 80 000 euros
  • Ville de Noyarey : 50 000 euros
  • Ville de Veurey-Veuroize : 50 000 euros
  • Métropole grenobloise : 150 000 euros