La Métropole au chevet de la biodiversité

Publiée le 5 juillet 2019

Depuis le 1er janvier 2019, la Métropole gère deux réserves naturelles régionales, l’étang de Haute-Jarrie et les Isles du Drac, qui visent à protéger et mettre en valeur la biodiversité et les milieux naturels.

Des hérons, des couleuvres, des castors, des grenouilles, des libellules, des mares, des forêts alluviales… La réserve naturelle régionale (RNR) des Isles du Drac est un petit paradis écologique où vivent, bien à l’abri, plus de 460 espèces animales et 700 espèces végétales. À cheval sur neuf communes (Vif, Varces-Allières-et-Risset, Claix, Pont-de-Claix, Champ-sur-Drac, Champagnier, Saint-Martin-de-la-Cluse, Notre-Dame-de-Commiers, Saint-Georges-de-Commiers), la réserve s’étend sur plus de 800 hectares au sud de Grenoble.

Elle est, avec l’étang de Haute-Jarrie, l’une des deux réserves naturelles régionales gérées depuis quelques mois par la Métropole. Si autour de l’étang de Haute-Jarrie, la fréquentation est autorisée sur les sentiers de randonnée, l’accès aux rives du Drac est interdit aux promenades depuis la fin des années 90 quand un lâcher de barrage a provoqué la mort de six enfants et de leur accompagnatrice. Dix ans plus tard, le schéma de remise en eau du Drac a relancé l’idée d’aménager le site afin de permettre et d’encadrer l’accueil du public.

Il est proposé, par exemple, de créer des sentiers et des panneaux d’information, ainsi qu’un observatoire pour contempler la faune et la flore. Les partenaires du territoire se sont aussi engagés à mettre en place des tournées d’alerte avant et pendant les lâchers mais aussi un « système d’information et appel en masse » pour prévenir les usagers, l’État et les communes. Prévus d’ici 2023, ces aménagements (et bien d’autres) sont toutefois conditionnés à une modification des arrêtés préfectoraux interdisant l’accès au lit du Drac.

Plus de 50 actions de protection

« La réserve naturelle régionale des Isles du Drac est une application très forte de la politique menée par la Région en faveur de la biodiversité », a déclaré Marie-Claire Terrier, conseillère régionale, lors d’une visite sur le site. L’aménagement de la réserve naturelle des Isles du Drac est inscrit dans le Contrat Vert et Bleu animé par la Métropole, en partenariat avec la région Auvergne Rhône-Alpes. Celui-ci vise à enrayer le déclin de la biodiversité en préservant les continuités écologiques aussi bien terrestre (trame verte) qu’aquatique (trame bleue).

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Grenoble-Alpes Métropole/Lucas Frangella
« Nous avons pris l’engagement de protéger et de mettre en valeur la biodiversité partout où nous sommes en capacité d’agir », rappelle Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole. Dans l’agglomération, ces trames vertes et bleues représentent plus de 10000 hectares soit 20% du territoire. Concrètement, une cinquantaine d'actions sont menées pour un montant total de plus de 11 millions d’euros financé par la région Auvergne-Rhône Alpes, le département de l’Isère, l’Union Européenne, l’Agence de l’eau, et Grenoble-Alpes Métropole à hauteur d’environ deux millions d’euros.

La Métropole est en train de mettre sur pied, par exemple, un observatoire de la biodiversité pour cartographier les différentes espèces et les différents milieux présents sur son territoire. Elle est aussi en train d’aménager le parc Mikado à la confluence du Drac et de l’Isère. Elle favorise également l’installation de multiples refuges : nichoirs à oiseaux, hôtels à insectes, abri pour les chauves-souris… « De nombreux experts tirent la sonnette d’alarme : certains nous parlent d’une extinction de masse, souligne Jérôme Dutroncy, vice-président de la Métropole délégué à l’environnement. On doit donc considérer la question de la protection de la biodiversité comme étant aussi importante que celle du réchauffement climatique ».