Le Trièves, la Métropole et l'Isère main dans la main

Publiée le 27 mai 2019

La Métropole grenobloise, le Trièves et le Département de l'Isère s'engagent à renforcer leurs coopérations en matière de tourisme, de mobilités, de traitement des déchets, de gestion forestière, de développement économique, d'agriculture et d'alimentation.

De gauche à droite, Jean-Pierre Barbier, président du Département de l'Isère, Christophe Ferrari, président de la Métropole grenobloise et Jérôme Fauconnier, président de la Communauté de communes du Trièves.

La signature de ce protocole d'accord est un préambule au Contrat de réciprocité qui sera conclu en fin d'année. Démarches récentes au niveau national, les Contrats de réciprocité ont pour finalité de renforcer les coopérations entre un territoire urbain et ceux qui l'environnent, en tirant parti des complémentarités entre tous et au bénéfice de chacun.

Agir ensemble

Dès 2018, les élus du Trièves et de la Métropole ont souhaité s'engager dans une démarche volontaire de coopération. Les deux territoires ont développé historiquement de nombreuses interactions et souhaitent aujourd'hui aller plus loin, pour agir ensemble au service notamment de la transition écologique et énergétique. Le Département de l'Isère a souhaité accompagner ce renforcement des coopérations.

Travailler à une échelle plus adaptée

Dans le Trièves, territoire pour partie rural et pour partie périurbain, les relations ville-campagne se sont intensifiées depuis l'ouverture du tronçon Nord de l'A51. Elles occupent désormais une place croissante dans ses problématiques de développement, que ce soit en termes d'activité économique, de mobilités, de gestion des déchets, ou encore de développement des filières touristique, agricole et forestière. Cette coopération doit permettre au territoire de travailler à une échelle plus adaptée, afin de connaître un développement mieux maitrisé.

« Que va-t-on laisser à nos enfants sur le plan du travail, de l'économie, de l'environnement, de l'agriculture, de la forêt ou du tourisme ? Comment lutter contre le départ de nos agriculteurs, pour la replantation de nos forêts, pour l'attractivité touristique de notre territoire et contre la pollution ? », a énuméré Jérôme Fauconnier, président de la Communauté de communes du Trièves. « Ce contrat de réciprocité est un outil pour nous comme pour nos successeurs. C'est une méthode de travail et il était important d'avoir cet attelage à trois pour construire des politiques de développement cohérentes ».

Favoriser la transition écologique

Pour Grenoble-Alpes Métropole, il s'agit de donner corps, au travers d'actions communes, à des relations de réciprocité dans une perspective partagée de transition écologique et énergétique, au cœur de son action territoriale. Davantage d'échanges et d'actions mutualisés doivent favoriser le développement équilibré de la "grande région grenobloise". La démarche s'inscrit ainsi dans la perspective d'un possible élargissement à d'autres voisins, avec lesquels le même type d'engagements réciproques pourrait être défini.

« Coopérer : c’est la volonté de la Métropole vis-à-vis de l’ensemble de ses territoires voisins, une volonté qui se concrétise aujourd’hui avec le Trièves au travers d’un partenariat gagnant-gagnant entre ville et campagne, entre ville et montagne, et qui associe le Département de l’Isère », a déclaré le président de la Métropole, Christophe Ferrari. « Ensemble, nous développerons une offre touristique commune au service de notre attractivité, nous faciliterons l’accès à des produits locaux de qualité pour toutes et tous, nous mutualiserons le traitement de nos déchets pour en maîtriser le coût, nous préserverons la ligne ferroviaire Grenoble-Gap... Autant de coopérations qui en appelleront d’autres dans les mois et années à venir. La Métropole s’y engage avec conviction et enthousiasme ».

Solidarité et attractivité territoriales

Le département de l'Isère a quant à lui souhaité volontairement intégrer cette démarche de coopération, qui l'intéresse au titre de sa compétence en matière de solidarités territoriales et dans le cadre de sa volonté de renforcer l'attractivité du territoire isérois. Attachant une importance particulière aux équilibres territoriaux, ses politiques publiques visent à favoriser une bonne articulation entre secteurs urbains, périurbains et ruraux.

« La question du lien entre territoires ruraux et territoires urbains est essentielle », a enfin affirmé Christophe Barbier, président du Département de l'Isère. « Ce premier pas vers un contrat de réciprocité entre nos 3 collectivités permettra un rapprochement propice aux habitants. Le Département est prêt à accompagner toutes les initiatives allant dans ce sens, et je souhaite qu’elles soient nombreuses. »

Les trois présidents des trois collectivités ont signé le protocole d'accord au siège de la Métropole.