"Faites entendre votre voix" sur le nœud ferroviaire lyonnais

Publiée le 17 mai 2019

Le 21 mai à 19 heures au Stade des Alpes, un débat public est organisé sur le nœud ferroviaire lyonnais. Un projet qui impact la desserte entre Lyon et Grenoble empruntée chaque jour par des milliers d’usagers.

Grenoble-Alpes Métropole

Face à l'augmentation du trafic ferroviaire en Auvergne-Rhône-Alpes, SNCF Réseau propose un projet d'aménagement du nœud ferroviaire lyonnais qui permettrait de faire circuler jusqu'à 40% de trains supplémentaires. Soumis au débat public, ce projet a un impact certain sur les liaisons régionales et intéresse de fait la région grenobloise.

Grenoble-Alpes Métropole, le SMTC, la communauté d’agglomération du Pays Voironnais, la communauté de communes du Grésivaudan, l’Établissement public du SCoT de la grande région de Grenoble et la Ville de Grenoble se sont mis d’accord pour affirmer leur volonté d’amélioration pour la desserte ferroviaire de l’aire métropolitaine grenobloise, au travers d’une contribution officielle au débat public qui a démarré.

Une réunion publique est organisée à cet effet le 21 mai à 19 heures au Stade des Alpes. « Nous devons faire entendre notre voix, indique Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole. Si de prime abord, le sujet paraît éloigné de la région grenobloise, l’enjeu est pourtant immense : ce qui se passera à Lyon aura forcément un impact sur ce qui se passer à Grenoble. »

Trains régulièrement en retard ou annulés… L’aire métropolitaine grenobloise souffre d’une insuffisance de l’offre ferroviaire et d’une qualité de service dégradée, qui pèsent sur le quotidien des usagers. La desserte actuelle ne répond plus aux enjeux d’attractivité et de rayonnement du territoire. « Les trains du quotidien doivent être des trains qui arrivent à l’heure », rappelle Éric Piolle, maire de Grenoble.

Trois objectifs réaffirmés

Grenoble-Alpes MétropolePour améliorer la desserte de la région grenobloise, la Métropole, le SMTC, la communauté d’agglomération du Pays Voironnais, la communauté de communes du Grésivaudan, l’Etablissement public du SCoT de la grande région de Grenoble et la Ville de Grenoble se sont donc rassemblés pour interpeller l’État et réaffirmer leurs objectifs.

D’abord, améliorer la robustesse des dessertes ferroviaires, en particulier pour la ligne Grenoble-Lyon. « La robustesse est essentielle et c’est la qualité des infrastructures et des équipements qui l’a fait », martèle Francis Gimbert, président de la communauté de communes du Grésivaudan. Ensuite, renforcer la desserte périurbaine avec la mise en place d’un RER ferroviaire à l’échelle de la région grenobloise. Et enfin, diminuer les temps de parcours entre Grenoble et Lyon, et entre Grenoble et Paris.

« Pendant 40 ans, nous avons investi dans le ferroviaire urbain, c’est-à-dire le tramway, note Yann Mongaburu, président du SMTC. L’enjeu, dans les années à venir, sera d’investir dans le ferroviaire péri-urbain et interurbain afin d’offrir des alternatives à l’usage de la voiture individuelle. » Les collectivités locales demandent donc à l’État de programmer un plan d’investissement pour l’axe Lyon-Grenoble mais aussi l’étoile ferroviaire grenobloise, avec notamment le doublement des voies entre Grenoble et Moirans.

Cette section, qui accueille plus de trafic (179 trains par jour en semaine) que la section Grenay-Vénissieux (dont la mise à quatre voies est prévue dans le projet NFL) constitue en effet un enjeu majeur pour la région grenobloise. Les projets de développement pourraient induire jusqu’à 55 trains supplémentaires par jour sur cette portion d’ici 2035. « Nous sommes tous d’accord pour dire qu’il faut doubler la voie entre Grenoble et Moirans », conclu Jean-Paul Bret, président de la communauté d’agglomération du Pays Voironnais.