La (dés)union européenne au menu du Festival de géopolitique

Publiée le 13 mars 2019

Le Festival de géopolitique, qui démarre aujourd'hui, se concentre cette année sur l'avenir de l'Union européenne.

DR Le Festival de géopolitique avait attiré près de 19 000 personnes en 2018.

Après l’Amérique, l’Europe. La 19e édition du Festival de géopolitique, organisée par Grenoble École de Management (GEM) s’intéresse jusqu'au 16 mars, à l’état de l’Union européenne en 2019 : Brexit, crise migratoire, « États illibéraux » en Pologne et en Hongrie, gouvernement populiste en Italie...

« À quelques semaines des élections européennes, il nous a paru important de nous interroger sur la désunion européenne, indique Jean-Marc Huissoud, directeur du festival. L’idée est de parler du fonctionnement de l’Europe mais aussi de ses dysfonctionnements, en essayant de comprendre les points de tension. Pourquoi certaines choses marchent et d’autres non ? Et comment pourrait-on faire pour les améliorer ? »

Évaluation et divorce

Parmi la centaine de débats proposés, on peut retenir, par exemple, la table-ronde organisée le 14 mars sur la zone euro avec Jean-François Ponsot, professeur des universités à l’Université Grenoble Alpes, la conférence le 15 mars sur le « divorce euro-britannique » avec Pascal Buleon, directeur scientifique au CNRS, ou encore l’intervention du journaliste de Libération Jean Quatremer, le 16 mars, à l’intitulée gentiment provocateur : « Sommes-nous aux ordres de l’Europe ? ». Michel Barnier, le négociateur en chef de l’Union européenne pour le Brexit, est également attendu samedi à l'auditorium de GEM (complet).

« Notre ambition est d’être un lieu de débat, reprend Jean-Marc Huissoud. Ce n’est pas un colloque ni un événement scientifique mais un événement où le grand public peut s’approprier les grandes questions internationales ». Visiblement, la formule plaît : l’édition 2018, consacrée au « 21e siècle américain », a attiré plus de 19 000 personnes, soit une augmentation de 50% par rapport à l’édition 2017.