La future centrale Biomax « au service de la transition énergétique »

Publiée le 20 février 2019

En construction sur la Presqu’île de Grenoble, la future centrale au bois permettra d’alimenter entre 15 000 et 20 000 logements en chauffage urbain et 10 000 logements en électricité.

Lucas Frangella/Grenoble-Alpes Métropole
Le chantier est financé par l'État, la Région Auvergne Rhône-Alpes et Grenoble-Alpes Métropole.

Biomax, la future centrale au bois de la Métropole, sort de terre. Démarrés en juin 2018, les travaux de construction se poursuivent sur la Presqu’île de Grenoble : le gros œuvre du bâtiment de la chaudière et de la zone de séchage de la biomasse a déjà bien avancé. Idem pour le bâtiment de cogénération et du générateur d’appoint. Le montage de la chaudière a quant à lui démarré en décembre dernier.

L’équipement, qui sera inauguré en mars 2020, constitue le plus gros investissement (52 millions d’euros HT) sur le réseau de chauffage urbain depuis 1992, année de la mise en service de la centrale de la Poterne et de l’agrandissement de l’usine d’incinération Athanor. Raccordée à ce réseau de chaleur, la centrale permettra d’alimenter entre 15 000 et 20 000 logements en chauffage urbain et 10 000 logements en électricité.

Comment cela marche ? Biomax est une centrale de cogénération produisant de la chaleur et de l'électricité à partir d’un générateur de vapeur de 40 MW. Elle disposera d’un ballon de stockage de 1000 m3 qui permettra de stocker la chaleur et de la restituer lors des pics de consommation. En outre, la centrale sera équipée d’un système de récupération de la chaleur qui permettra de pré-sécher le bois et de rejeter moins de fumée dans l’atmosphère.

Cercle vertueux

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Lucas Frangella/Grenoble-Alpes Métropole
« C’est un outil au service du public et de la transition énergétique », a souligné Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole. Le réseau de chaleur urbain brûle actuellement 60% d’énergie renouvelable dans ses chaudières. Avec Biomax, ce taux passera, à terme, à 70% ce qui permettra une économie d’environ 12 000 tonnes de CO2 par an. La centrale consommera environ 85 000 tonnes de bois par an, dont plus de 90% proviendront de plaquettes forestières.

« En plus de faire appel à une énergie fiable et stable, non-soumise à l’évolution du prix du carbone, nous entretiendrons un cercle vertueux puisque l’alimentation de ce bois proviendra des territoires voisins », a précisé également Christophe Ferrari. Biomax sera en effet alimenté par du bois isérois (et en partie savoyard), ce qui contribuera à l’économie de la filière qui compte 2700 entreprises et 6900 salariés en Isère.

Enfin, même si elle émettra un panache de fumée blanche, Biomax respectera évidemment les seuils d'émissions réglementaire de poussières, de dioxyde souffre, d'oxyde d'azote et de monoxyde de carbone. Mieux, elle émettra 70% de moins d'oxyde d'azote et 30% de moins de particules fines que la centrale au fioul lourd du CEA qu'elle viendra remplacer.