La Métropole, premier investisseur du territoire

Publiée le 6 février 2019

Le budget 2019 de Grenoble-Alpes Métropole, qui sera présenté vendredi au conseil métropolitain, prévoit d’investir 218 millions d’euros dans et pour le territoire. Un montant record, le tout sans augmenter les impôts.

Grenoble-Alpes Métropole La rénovation du pont Bergonzolli à Saint-Martin-le-Vinoux en 2018.

Une nouvelle fois, et malgré un contexte financier très contraint qui voit une nouvelle fois l’Etat diminuer sa contribution, la Métropole grenobloise présente un budget 2019 marqué par un niveau d’investissement record : 218 millions d’euros au bénéfice de l’activité économique et de l’emploi du territoire, dont près de 70% pour des actions en faveur de la transition énergétique.

Des investissements en hausse de 21%

Un montant en hausse de 21 % par rapport à 2018, ce qui fait de la Métropole le premier contributeur à l’économie locale. Dit autrement, la Métropole va investir 485 euros par habitant, le tout sans augmenter les impôts, inchangés depuis quatre ans, et en assurant une bonne gestion de sa dette.

« C’est un parti pris depuis quatre ans de ne pas toucher à l’imposition », justifie Raphaël Guerrero, vice-président de la Métropole délégué au budget. « Dans ce budget, il n’y a pas de hausse de la fiscalité et les feuilles de route sont suivies, ajoute . Bref, il n’y a pas de surprise ».

850 millions au profit du territoire entre 2014 et 2020

Raphaël Guerrero, vice-président de la Métropole délégué au budget, et Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole.Voir l'image en grand Grenoble-Alpes Métropole Raphaël Guerrero, vice-président de la Métropole délégué au budget, et Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole.Dit autrement : Grenoble-Alpes Métropole poursuit sa politique offensive d’investissement, en respectant son programme prévisionnel de mandat : entre 2014 et 2020, c’est près de 850 millions d’euros qui auront été investis sur le territoire, permettant la création d’emplois et de richesse. Des investissements qui se concrétisent dans de nombreux domaines d’activité.

Le budget de Grenoble-Alpes Métropole est en effet structuré autour des trois grands défis qu’elle relève pour améliorer la vie des habitants :

• La transition énergétique et écologique

• L’attractivité territoriale et le développement économique

• La cohésion sociale et territoriale

Ce ne sont pas moins de 151 millions d’euros, soit 69% du budget, qui sont ainsi consacrés cette année au premier défi, celui de la transition énergétique. En 2019, la Métropole va ainsi poursuivre le financement du dispositif d’écorénovation Mur Mur, qui sera pérennisé, et lancer un dispositif d’accompagnement des entreprises dans la transition grâce à des diagnostics énergétiques.

Dans le même esprit, la Métropole densifie son réseau de chaleur principal, construit la chaufferie 100% bois Biomax sur la Presqu’île de Grenoble, et aménage de nouveaux réseaux de chaleur locaux, comme c’est actuellement le cas à Gières. Elle investit également dans de nouvelles bennes à ordures roulant au biogaz et construit le réseau Chronovélo pour les cyclistes (44 km d’ici 2020).

« Le budget d’un collectif »

Par ailleurs, la Métropole met sur la table 32 millions d’euros pour soutenir le développement économique et l’attractivité du territoire. Un budget qui se traduit par la mise en application de la feuille de route pour le développement des zones d’activité présentée fin 2018 et visant à améliorer l‘accueil des entreprises, comme par l’appui à de nombreux grands événements culturels ou sportifs. On peut notamment y trouver le soutien au Street Art Fest ou sa participation à l’accueil de la Coupe du monde féminine de foot en juin prochain au Stade des Alpes.

La Métropole va également investir 25 millions d’euros sur le thème de « la cohésion sociale et territoriale » avec, en premier lieu, 10 millions d’euros consacrés à la construction de logements sociaux. En plus de participer au renouvellement urbain dans les quartiers des Villeneuves, Champberton-Renaudie, et Mistral-Lys Rouge, elle lance par ailleurs le projet de la Centralité Sud visant à transformer durablement un vaste secteur de ville (400 hectares situé sur Grenoble, Echirolles et Eybens) et poursuit parallèlement, son vaste travail d’entretien et de rénovation des digues mais aussi des ouvrages d’art, ponts, tunnels ou murs de soutien, une mission à laquelle consacre pas moins de 22 millions d’euros.

La Métropole investit et redistribue. « C’est le budget d’un collectif, d’une majorité (…) qui assume pleinement ses politiques publiques et ses compétences, en articulation avec les communes », souligne Christophe Ferrari. En 2019, 123 millions d’euros seront reversés en effet aux 49 communes membres de Grenoble-Alpes Métropole.