Des capteurs sur les bus pour mesurer la qualité de l’air

Publiée le 25 janvier 2019

Après les trams, ce sont les bus qui prennent le relais pour mesurer la pollution. Vingt capteurs ont été installés sur la ligne C1 reliant Grenoble à Meylan.

En 2017, les trams de la ligne A avaient été équipés de capteurs pour évaluer la qualité de l’air. L’opération, menée par le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC), le Laboratoire d’expérimentation des mobilités de l’agglomération grenobloise (LEMON) et la société Transdev, avait été baptisée GreenZenTag. Deux ans après, voici Greezentag 2 avec de nouveaux microcapteurs installés sur 20 bus de la ligne C1 reliant Grenoble à Meylan.

Construit par une start-up nantaise Atmotrack, ces petits appareils ont été installés sur le toit des bus. Bourrés d’électronique, ils mesurent les particules PM10, PM 2,2 et PM1, le taux d’humidité et la pression barométrique. Ils sont capables de réaliser une mesure toutes les 10 secondes, soit 3250 mesures par jour et par capteur. Grâce à un GPS embarqué, toutes ces données sont géolocalisées et envoyées en temps réel sur un serveur pour être analysées.

C’est le bureau d’ingénierie Egis qui récupère les données brutes sur le serveur. Il les transforme en une base de mesure de concentration par zone, et les confronte avec celles obtenues avec les capteurs fixes d’Atmo Auvergne Rhône-Alpes. En croisant tous ces chiffres, Egis pourra établir une cartographie de la pollution de l’air qu’elle partagera ensuite avec Atmo.

De la Presqu’île à Innovallée

Démarrée le 23 janvier, l’opération durera deux mois. Elle permettra d’obtenir des mesures très précises de la qualité de l’air sur l’axe Grenoble-Meylan. Longue d’une dizaine de kilomètres, la ligne C1 a la particularité de circuler entre des zones urbaines très denses comme la Presqu’île de Grenoble et des périmètres plutôt péri-urbains (La Tronche et Meylan).

En outre, contrairement aux tramways qui roulent sur des voies dédiées (GreenZenTag 1), les bus côtoient en permanence des voitures, des scooters, des motos ou d’autres bus. Ils sont donc confrontés directement à la pollution émise par des véhicules motorisés. GreenZenTag 2 permet ainsi de prendre en compte de façon réaliste les aléas d’une circulation « normale » : trafic fluide ou dense, ralentissement, embouteillage, travaux…

« GreenzenTag 2 est l’occasion de consolider les acquis de notre première expérimentation menée sur la ligne A en 2017, rappelle Yann Mongaburu, président du SMTC. Par une géolocalisation fiabilisée, nous nous assurons d’une complémentarité efficace avec le travail exemplaire mené au quotidien par Atmo Auvergne Rhône-Alpes au service de tous les habitants du bassin d’air grenoblois. » Les résultats de cette étude devraient être connus en mai.

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