Les camions poubelle de la Métropole passent au gaz naturel (GNV)

Publiée le 16 janvier 2019

Ce mardi, le président de la Métropole a inauguré la nouvelle station au GNV située sur le centre technique d’Eybens. Elle alimentera 4 premiers camions poubelle roulant au gaz naturel. D’ici 2020, ils seront 32 à sillonner les rues de la métropole sur les 71 que compte le service de la collecte.

©Grenoble-Alpes Métropole / Guillaume Rossetti
4 nouveaux camions poubelles (3 Renault et 1 Iveco) roulant au GNV équipent désormais la collecte des déchets métropolitaine. Ils seront 32 en 2020 sur les 71 que compte le service.

Cet investissement représente « une innovation qui va contribuer à améliorer la qualité de l’air dans la métropole », a assuré Georges Oudjaoudi, vice-président de la Métropole en charge de la collecte des déchets ; et qui promet aussi « un gain financier en termes de fonctionnement », a de son côté insisté Christophe Ferrari, président de la Métropole grenobloise. Tous deux, accompagnés par Francie Mégevand, maire d'Eybens, ont ce mardi inauguré sur place l’installation et les premiers nouveaux camions écologiques qui remplaceront au fur et à mesure l’ancienne flotte de Bennes à ordures ménagères (Bom) roulant encore au diesel.

©Grenoble-Alpes Métropole / Guillaume Rossetti
De gauche à droite, Francie Mégevand, maire d'Eybens, Christophe Ferrari, président de la Métropole et Georges Oudjaoudi, vice-président de la Métropole en charge de la collecte des déchets.

114 décès prématurés par an

Une décision nécessaire de la part de la collectivité car on estime que la pollution atmosphérique est à l’origine de 114 décès prématurés par an dans le bassin grenoblois. Et parmi les principaux responsables de cette pollution, on retrouve notamment le transport routier (essence et diesel) et particulièrement les véhicules de marchandises à l’origine de 48% des émissions de dioxyde d’azote et de 33% des particules fines dans l’agglomération.

32 camions poubelle roulant au GNV d'ici 2020

Si pour améliorer cette situation, la Métropole s’est engagée en octobre 2018 – et d’ici 2020 - à mettre en place sur son territoire une Zone à faibles émissions (ZFE) afin de limiter le trafic des véhicules de marchandises les plus polluants, elle a aussi souhaité montrer l’exemple en remplaçant progressivement ses véhicules anciens roulant au diesel par des véhicules exemplaires en matière de consommations énergétiques. En se dotant un peu plus chaque année, le service de la collecte métropolitaine des déchets devrait compter quelque 32 Bom roulant au GNV d’ici la fin 2020.

Une technologie économique et moins polluante

Côté chiffres, le GNV apporte, de fait, un bénéfice environnemental très net en termes d’émissions de polluants : moins 95% de particules fines et moins 50% de dioxyde d’azote par rapport à la norme Euro VI. Mieux encore : il permet de diminuer de 80% les émissions de CO2 par rapport au diesel. C’est donc une solution puissante pour améliorer la qualité de l’air et lutter contre l’effet de serre.

Dernier avantage du GNV : son coût… D’après les premières estimations réalisés par les services métropolitains, le GNV permettrait une économie de 0,26 euros par km par rapport au diesel, soit une économie de 100 000 euros par an pour la collectivité lorsque le service sera doté de 32 Bom (en 2020, Ndlr).

©Grenoble-Alpes Métropole / Lucas Frangella
Deux nouvelles stations GNV ouvertes au public

Beaucoup moins polluant, et moins coûteux, le GNV représente donc une solution pour l’avenir, qu’il était nécessaire d’anticiper par la construction de stations : si celle d’Eybens est alimentée par le réseau classique et dédiée aux seuls camions de la collecte, deux prochaines stations - ouvertes au public ! - seront construites cette année à la Tronche et à Saint-Egrève est seront alimentées quant à elles par du biogaz.

Du Biogaz produit localement

Un GNV « propre », dit biogaz (non prélevé des sols) que la Métropole produit notamment elle-même via la méthanisation des boues de sa station d’épuration Aquapole, et demain via la méthanisation des déchets alimentaires de son futur centre de compostage de Murianette. Un cercle vertueux qui vise à favoriser l’économie circulaire via la production et la consommation d’énergies locales !