La passerelle Saint-Laurent rénovée a été inaugurée

Publiée le 30 janvier 2019

Jeudi soir, Christophe Ferrari, président de la Métropole, Eric Piolle, maire de la Ville de Grenoble et Jean-Pierre Barbier, président du Département de l’Isère ont ensemble inauguré la passerelle Saint-Laurent fraîchement rénovée.

© Lucas Frangella / Grenoble-Alpes Métropole

De gauche à droite, Jean-Pierre Barbier, Eric Piolle et Christophe Ferrari ont ensemble appuyé sur le bouton inaugural qui a permis d'illuminer la passerelle.« Nous sommes sur un lieu emblématique de Grenoble, qui nécessitait, au vu de son état, des travaux conséquents », a insisté Christophe Ferrari s'adressant aux métropolitains venus en nombre malgré la pluie… « Et nous ne pouvons pas ne pas avoir en tête le drame qu’il y a eu récemment en Italie, à Gênes, où un pont s’est effondré… Dès le transfert des différents ouvrages d’art des communes vers la Métropole, nous avons entamé un travail fin de recensement de ces ouvrages dans notre métropole. Et nous en comptons 1500 qu’il nous faut entretenir pour assurer la sécurité de chacun. Je salue ce soir la patience des riverains et des commerçants qui ont longuement attendu la fin de ces travaux impérieusement nécessaires pour que ce lien qui unit deux rives puisse encore durer de longues décennies ».

Un patrimoine historique et identitaire essentiel

La passerelle Saint-Laurent relie le quartier du même nom, sur la rive droite de l’Isère, au centre-ville de Grenoble, en rive gauche. Érigée sous sa forme actuelle en 1837, elle a longtemps été le seul point de franchissement de l’Isère, à l’endroit où se sont élevés les premiers ponts sur la rivière depuis l’époque romaine.

Très prisée des photographes, elle constitue à elle seule un élément identitaire essentiel de la région grenobloise et joue également un rôle social et économique important, proposant un accès privilégié pour les piétons et les cyclistes aux commerces, restaurants et équipements publics et de loisirs de la rive droite de l'Isère (Bastille, Musée Dauphinois, Musée archéologique de Grenoble, Casemate...).

Un important chantier de rénovation

Voir l'image en grand Préparation des travaux de désamiantage de la passerelleLa passerelle n’avait pas connu de travaux d’ampleur depuis 1909, date du dernier chantier connu de rénovation. Sa réhabilitation, imposée par l’usure et la corrosion accumulées au fil du temps, était donc nécessaire afin d'assurer la sécurité des usagers et la pérennité de l'ouvrage. D’octobre 2017 à décembre 2018, l'historique pont suspendu a ainsi connu un ravalement complet. Un chantier complexe, conduit par la Métropole grenobloise, qui aura nécessité de démonter complètement le tablier du pont avant son remplacement, de désamianter totalement la passerelle, puis d'effectuer des réparations conséquentes, plus importantes qu’initialement envisagées. Les opérations de désamiantage avaient en effet révélé un état de dégradation encore plus avancé de l’ouvrage, nécessitant d’importants travaux supplémentaires qui ont occasionné un décalage de la réouverture de l’ouvrage malgré la mobilisation d’effectifs supplémentaires.

Situé dans l’Aire de valorisation de l’architecture et du patrimoine (AVAP), le chantier a par ailleurs été conduit en respectant les recommandations de l’Architecte des bâtiments de France (ABF). Celles-ci imposaient ainsi de porter une attention particulière au remplacement des montants verticaux entièrement rivetés, comme à la ferronnerie des garde-corps.

 

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