AMICALSat, 1er satellite grenoblois dans l’espace

Publiée le 21 novembre 2018

Le nanosatellite développé par le Centre spatial universitaire de Grenoble (CSUG) servira à étudier les aurores boréales.

© Mickaël Penverne / Grenoble-Alpes Métropole Mathieu Barthelemy a conçu le nanosatellite avec ses étudiants du Centre spatial universitaire de Grenoble (CSUG).

Il n’est pas plus grand qu’une brique de lait : 20 cm de haut sur 10 cm de large et 10 cm de profondeur. Son nom : AMICALSat. Lieu de naissance : le Centre spatial universitaire de Grenoble (CSUG). Profession : nanosatellite servant à étudier les aurores boréales. Date et lieu de lancement : mars 2019 à bord de la fusée Soyouz au cosmodrone Vostotchny, au sud-est de la Sibérie.

AMICALSat est un bijou technologique conçu par les enseignants et les étudiants du CSUG, situé sur le campus universitaire. Développé en partenariat avec l’université d’État de Moscou, il embarquera un petit appareil photo très sensible, capable de restituer avec précision l’intensité lumineuse des aurores polaires. Provoquées par la rencontre entre les particules du vent solaire et la haute atmosphère, celles-ci produisent de très belles vagues de couleur allant du vert au bleu en passant par le rose le plus intense.

En orbite à 550 km

Ces magnifiques phénomènes lumineux présentent cependant un défaut majeur : ils perturbent les systèmes de communication et les réseaux électriques. En 1989, le réseau électrique québécois s’est effondré après un énorme orage magnétique, et des millions de personnes se sont retrouvées dans le noir pendant des heures. « On ne peut pas empêcher les éruptions solaires mais on peut tenter d’en diminuer les conséquences, explique Mathieu Barthelemy, directeur du CSUG. Mais pour cela, il faut bien les connaître ».

AMICALSat va donc étudier les aurores polaires sous toutes les coutures. Placé sur une orbite de 550 km, l’appareil prendra des milliers de clichés qu’il transmettra au sol via le réseau mondial de radios amateurs. Elles seront ensuite analysées par l’Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble.

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