Varces : le nouveau pont Saint-Ange inauguré

Publiée le 15 novembre 2018

Le pont Saint-Ange, sur la commune de Varces-Allières-et-Risset, déclaré "en péril", vient d’être entièrement reconstruit et élargi par la Métropole. Il a été inauguré ce mercredi par Jean-Luc Corbet, maire de Varces-Allières-et-Risset, Christophe Ferrari, président de la Métropole, Ludovic Bustos, vice-président de la Métropole en charge de la voirie.

©Grenoble-Alpes Métropole / Lucas Frangella Inauguration du pont Saint-Ange par Jean-Luc Corbet, maire de Varces-Allières-et-Risset, Christophe Ferrari, président de la Métropole, Ludovic Bustos, vice-président de la Métropole en charge de la voirie.

Des lacunes et des fissures

C’est au lieu-dit "La Dionne" que l’on trouve le pont saint-Ange, sur la commune de Varces-Allières-et-Risset. Datant d’une centaine d’années environ, l’ouvrage, sous lequel s’écoule le petit ruisseau de Pissechin, permet à la fois de desservir les hameaux de la Dionne et de Saint-Imbert (environ 15 foyers), tout comme le plateau de Saint-Ange exploité par l’activité forestière et agricole. Conçu en pierres maçonnées, le pont présentait des fissures dans la voûte et une désolidarisation de sa partie aval, conçue ultérieurement par rapport au reste de l’édifice.

Garantir l’activité forestière et les accès aux foyers

Au regard de l’état préoccupant et de la dégradation de l’ouvrage, la circulation sur celui-ci était limitée depuis deux ans aux véhicules inférieurs à 3,5 tonnes, notamment ceux des grumiers. Au regard des enjeux en termes de sécurité routière et de vie économique locale, la Métropole a décidé, en lien avec la commune, de reprendre entièrement l’ouvrage pour en garantir la capacité portante : l’édifice a été élargi de 6 à 10 mètres à l’aval et de 6 à 7 mètres à l’amont.

Le pont entièrement retiré

En préambule des travaux, la Métropole a d’abord pratiqué un suivi mensuel de l’ouvrage. Compte tenu des enseignements obtenus, le pont a dû être entièrement retiré et les fondations repensées. Seules ses parois latérales - qui soutenaient autrefois l’ouvrage - ont été conservées et consolidées, bien qu’elles ne servent désormais qu’à guider l’eau du ruisseau.

Un ouvrage stabilisé et sécurisé

©Grenoble-Alpes Métropole / Lucas Frangella Le nouveau pont Saint-Ange, à Varces, entièrement reconstruit.Les nouvelles fondations assurent désormais une parfaite solidité de l’ouvrage. Une dizaine de pieux, longs de 6 à 8 mètres, permettent d’aller chercher en profondeur un terrain ferme afin de garantir la solidité et la stabilité du tablier, composé de 6 dalles en béton armé. Des barrières de sécurité ont été ajoutées pour achever de sécuriser l’édifice.

Travailler sans bloquer la route

Durant toute la période des travaux, qui a débuté fin août et qui s’est terminée un mois plus tôt, et pour ne pas porter atteinte au nécessaire maintien de l’activité sur place et aux déplacements des habitants, en particulier des riverains des hameaux de la Dionne et de St Imbert, un feu de chantier (« alternat ») a été installé sur une petite portion de la route. Tandis que certains grumiers ont pu utiliser un chemin auxiliaire. Des coupes de bois sur le plateau ont enfin pu être décalées.

Réaménagement de la rue de Bardonnanche

Voir l'image en grand ©Grenoble-Alpes Métropole / Lucas Frangella Rue de Bardonnanche, devant le groupe scolaire MallerinL’inauguration s’est poursuivie par une visite du chantier de réaménagement des espaces publics situés à proximité du groupe scolaire Mallerin. Une opération visant améliorer la sécurité et le stationnement aux abords de l’école, à fluidifier les déplacements de l’ensemble des usagers, automobilistes comme piétons. Une opération dans le cadre de laquelle 7 arbres sont plantés, une place de livraison créée afin de faciliter les livraisons des repas du groupe scolaire, tout comme deux arrêts de bus.

Financements :

  • Coût total du pont : 300 000 euros (Ville de Varces, 65 000 euros et Grenoble-Alpes Métropole, 235 000 euros).
  • Coût des travaux de la rue de Bardonnanche : 400 000€

La Métropole gère environ 1250 ouvrages d’art

Depuis le transfert au 1er janvier 2015 de la compétence voirie à la Métropole, suivi de celui des routes classées dans le domaine public départemental au 1er janvier 2017, la Métropole gère quelque 1250 ouvrages anciennement communaux et départementaux. D’ici 2020, la collectivité investit 2,6 millions d’€ pour la surveillance et l’entretien courants de ces édifices, et 20 millions d’€ pour les opérations de renouvellement et de réparations urgentes - dont 10 millions d’€ pour les ouvrages d’art en péril (une trentaine de cas) qui font actuellement l’objet d’une surveillance renforcée, d’une fermeture ou d’une restriction de la circulation.