Pour la qualité de l’air, la Métropole double la Prime Air Bois

Publiée le 13 novembre 2018

La Métropole double le montant de la Prime Air Bois pour vous apporter jusqu'à 2000€ d'aide pour remplacer votre vieux chauffage au bois par un modèle moins polluant.

55% des émissions de particules sont dues au chauffage au bois individuel. La réduction de ces émissions constitue un axe majeur de la feuille de route métropolitaine pour améliorer la qualité de l’air.

La Métropole double donc le montant de la Prime Air Bois. L’aide financière va passer de 800 € à 1600 € (et jusqu’à 2000 euros pour les ménages modestes) pour tous ceux qui souhaitent remplacer leur vieil appareil de chauffage au bois par un nouveau, doté du label “flamme verte 7 étoiles”. Ce coup de pouce supplémentaire permet de bénéficier au total de 45 à 75% d’aide pour le renouvellement de son poêle ou de sa cheminée.

Prenons un exemple. M. Dubois, magasinier, possède un appareil de chauffage au bois datant d’avant 2002. Avant l’hiver, il décide de changer d’installation pour mieux chauffer son logement et faire des économies. Un appareil datant d’avant 2002 possède en effet un rendement très inférieur à un poêle à buches ou à un poêle à granulés.

Diviser par 8 les émissions de particules

M. Dubois achète donc un nouvel appareil dont le coût total (achat et installation) s’élève à 4 905€. Au vu de ses revenus, il va bénéficier d’une Prime Air Bois d’un montant de 2000 €. Il va également toucher 930€ de l’Agence nationale de l’habitat au titre du dispositif "Habiter mieux agilité" et 430€ de l’État au titre du crédit d’impôt pour la transition énergétique. Au final, M. Dubois déboursera seulement 1545 €. Soit environ 30% du coût total seulement.

Lancée en 2015, en partenariat avec l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, la Prime Air Bois vise à inciter les particuliers à remplacer leurs appareils de chauffage non performants responsables d’environ 55% des émissions annuelles de particules - et jusqu’à 75% en l’hiver. Selon Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, le remplacement d’un vieil appareil par un autre de niveau “7 étoiles” permet de diviser par huit les émissions de particules.

« Il faut aider davantage nos concitoyens »

On estime qu’il existe entre 10 000 et 15 000 appareils (cheminées ouvertes, poêle…) datant d’avant 2002 en activité sur le territoire. La Métropole s’est fixée pour objectif d’en renouveler 5 000. En trois ans, un millier de primes ont été attribuées, mais le rythme de renouvellement demeure trop lent. « Il faut donc aider davantage nos concitoyens », selon Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole.

L’objectif de la Prime Air Bois est bien de réduire la pollution atmosphérique, responsable de 114 décès par an dans l’agglomération. Mais elle présente un autre avantage : « Cela crée une dynamique économique qui profite aux professionnels de la filière bois », souligne Jérôme Dutroncy, vice-président de la Métropole délégué à l’environnement et à l’air. La Métropole grenobloise est en effet la plus « forestière » avec 57 hectares de son territoire en forêt, 640 entreprises et 2 500 emplois dans la filière bois.