La Métropole prend soin de ses zones d’activités stratégiques

Publiée le 9 novembre 2018

Le conseil métropolitain a adopté un schéma directeur des espaces économiques pour accueillir et accompagner les entreprises.

Lucas Frangella/Grenoble-Alpes Métropole La Presqu'île de Grenoble.

Première agglomération pour les emplois de recherche (7,4%) et deuxième pour les emplois industriels (16%), la Métropole compte plus de 80 zones d’activités et espaces d’activité commerciale sur son territoire. Des sites qui ont plus ou moins vieilli et qui, pour certains, sont devenus trop étroits. Le conseil métropolitain a donc adopté il y a quelques semaines un schéma directeur des espaces économiques qui prévoit, sur une dizaine d’années, de les rénover, de les moderniser et même d’en créer de nouveaux.

L’objectif est double : favoriser le développement des entreprises, et en attirer de nouvelles. « C’est l’opportunité pour la Métropole de rendre visible son engagement pour une économie forte et puissante », souligne Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole. « Nous souhaitons offrir de nouvelles possibilités d’implantation d’entreprises mais avec une répartition plus équilibrée de l’offre », précise Marie-Josée Salat, vice-présidente de la Métropole déléguée à l’économie. L’ensemble du territoire est ainsi concerné par le schéma directeur.

Voir l'image en grand Lucas Frangella/genoble-Alpes MétropoleLe document prévoit, par exemple, d’étendre la zone Actipôle, à Noyarey et Veurey-Voroize, d’une quinzaine d’hectares, de créer une nouvelle zone d’activités de 20 hectares à Domène dans la zone de Pré-Charron, et une autre de 18 hectares près du CHU Grenoble-Alpes affectée aux activités médicales. À Grenoble, la friche ex-Allibert sera réaménagée. Même chose pour la ZAC du Saut du Moine à Champagnier ou encore la zone d’activité Inovallée à Meylan qui sera modernisée.

Foncier et zone blanche

Le schéma directeur sanctuarise aussi les zones d’activités existantes. Un engagement rassurant pour les entreprises qui rencontrent parfois des difficultés à trouver du foncier. « Nous avons fait le choix de construire notre vaisseau amiral à Champagnier parce que la Métropole nous a dit : voilà 2,5 hectares pour le construire et en plus, on vous garde deux hectares de chaque côté pour vos développements futurs », raconte Olivier Six, président de CIC-ORIO, une entreprise de chaudronnerie.

Le foncier n’est pas le seul critère pour développer et attirer de nouvelles sociétés. Aujourd'hui, l’offre numérique s'avère décisive. Voilà pourquoi la Métropole a décidé de déployer en 2019 le très haut débit à Actipôle, à titre expérimental. « Nous en avons besoin pour envoyer des fichiers volumineux, installer des serveurs vocaux qualitatifs et plus simplement sécuriser les flux », explique Pierre Mandret, directeur général de Noreco, une des entreprises installées dans cette « zone blanche ».

Enfin, le schéma directeur prévoit d’accompagner le développement des zones d’activités stratégiques comme la Presqu’île à Grenoble où se développent des dizaines d’entreprises et de start-ups dans l’orbite du CEA. « C’est un des 10 écosystèmes les plus innovants au monde, assure Xavier d’Esquerre, directeur des sites Schneider Electric (l'entreprise inaugurera en 2019 un nouveau bâtiment capable d’accueillir 1300 salariés). Et notre objectif, c’est de le maintenir au niveau des grands campus mondiaux comme le MIT (Massachusetts Institute of Technology) ou celui de Shanghai ».