La Métropole et Brié-et-Angonnes, main dans la main pour la transition énergétique

Publiée le 3 octobre 2018

Dans le cadre de la rénovation et l’extension de sa mairie, Brié-et-Angonnes a fait le choix de remplacer sa chaufferie au fioul par une chaufferie au bois granulés plus écologique. Le président de la Métropole, Christophe Ferrari, le vice-président en charge de l'énergie, Bertrand Spindler et le maire de la commune, Bernard Charvet ont visité le chantier le 2 octobre dernier.

De gauche à droite, Bertrand Spindler, vice-président en charge de l'énergie, le président de la Métropole, Christophe Ferrari et le maire de la commune, Bernard Charvet

Les gaz à effet de serre, émis par les combustibles fossiles, sont à l’origine du dérèglement climatique. Quant aux particules fines, générées principalement par le chauffage au bois non performant, elles sont responsables chaque année de 114 décès dans la région grenobloise.

En matière de chauffage, le véritable moyen d’avancer vers la transition énergétique, c’est de réussir à consommer moins d’énergie pour se chauffer et de remplacer progressivement les énergies fossiles, comme le fioul ou le gaz, par des énergies renouvelable ou des "énergies de récupération".

Un outil de plus vers la transition énergétique du territoire

À ce tire, cette nouvelle installation à très faibles émissions - financée en partie par le Fonds Chaleur Renouvelable à hauteur de 4 900€, soit 22% du montant - est donc exemplaire, puisqu'elle permettra d’éviter le rejet dans l’atmosphère de plus de 10 tonnes de CO2 par an.

Le Fonds Chaleur Renouvelable représente un outil supplémentaire pour atteindre, en lien avec les communes notamment, les objectifs ambitieux que la Métropole s’est fixés dans son schéma directeur énergie : réduire de 22% la consommation énergétique du territoire à l’horizon 2030, diminuer de 30% la consommation d’énergies fossiles et augmenter de 35% la production d’énergies renouvelables et de récupération produites localement.

Une centaine de projets identifiée

Mis en œuvre par la Métropole par délégation de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), il permet de subventionner les projets d’énergie renouvelable thermique. À l'instar du solaire thermique, du chauffage au bois, des réseaux de chaleur, de la géothermie, de la récupération de chaleur ou encore de la méthanisation (production et valorisation énergétique de biogaz). Il concerne tous les projets publics ou privés (communes, bailleurs, entreprises…) situés sur le territoire de la Métropole (hors particuliers) : une centaine a d’ores et déjà été identifiée et est susceptible d'en bénéficier.

Diviser par 2 la part du fioul et du propane

Demain, les systèmes de chauffage feront une large place aux énergies renouvelables avec la création de nouvelles chaudières bois et le déploiement du solaire thermique ou de la géothermie. La conversion vers ces nouveaux systèmes de chauffage permettra ainsi de diviser quasiment par deux la part du fioul et du propane, et de supprimer, à terme, le charbon encore utilisé marginalement. La forêt couvrant près de 65% du territoire métropolitain, la Métropole encourage la conversion des systèmes de chauffage et mise fortement sur les systèmes de chauffage au bois.