La sécheresse s’aggrave en Isère

Publiée le 29 septembre 2018

On ne dirait pas au vu de la météo de ces jours, et pourtant… Placé en alerte sécheresse cet été, une grande partie du département vient d’être placé en alerte sécheresse renforcée par la préfecture.

Grenoble-Alpes Métropole

Le préfet de l’Isère a placé une grande partie du département en alerte sécheresse renforcée. Les températures élevées et l’absence quasi totale de pluies depuis plus d’un mois ont fortement dégradé l’état des cours d’eau du département de l’Isère, qui étaient déjà à des niveaux bas depuis le début de l’été, indique la préfecture dans un communiqué.

Certaines situations sont désormais critiques. Plusieurs ruisseaux sont à sec et des sources sont taries. Des minimums historiques ont été atteints et les prévisions météo ne sont toujours pas favorables : aucune pluie n’est annoncée ces prochains jours et le vent du nord devrait encore davantage dessécher les sols. Les nappes souterraines du département sont également passées sous les seuils critiques. Certaines d’entre elles, comme le Guiers ou la Bourbre, accusent ainsi de fortes baisses.

Eaux et nappes

Les eaux superficielles et souterraines du département étaient déjà en « alerte sécheresse » depuis cet été. La situation s'étant aggravée, le préfet de l’Isère a décidé de les placer en « alerte renforcée » (à l'exception de l'Isère et du Rhône). Cette mesure ne concerne pas la Métropole grenobloise mais des territoires environnants comme le Grésivaudan, le Vercors, la Romanche et le Drac.

La quasi-totalité des nappes souterraines du département ont été également placées en « alerte renforcée » (à l’exception des nappes de Bièvre-Liers-Valloire, des Quatre Vallées, du Drac et de la Romanche qui demeurent en alerte sécheresse).

Le déclenchement de l’alerte renforcée impose de nombreuses restrictions dans les communes concernées comme l’interdiction de laver sa voiture ou de remplir sa piscine. Interdiction également d’arroser les pelouses, les espaces verts, les golfs, les jardins potagers ou les stades entre 9 heures et 20 heures. Les collectivités locales ne peuvent plus laver les voiries à l’eau ou faire fonctionner les fontaines publiques. Et, les prélèvements agricoles pour l’irrigation doivent être diminués de 30%.