Attractivité : Christophe Ferrari visite l’entreprise Sempa

Publiée le 31 mars 2017

Spécialisée dans les presse-agrumes pour les professionnels, la société Sempa connaît une croissance exponentielle. Elle vient de s’installer à Grenoble après 27 années à Moirans. Le président de la Métropole Christophe Ferrari et Fabrice Hugelé, vice-président en charge de l’économie lui ont rendu visite.

©Grenoble-Alpes Métropole/Lucas Frangella Le président Ferrari et son vice-président à l'économie Fabrice Hugelé ont pu tester la qualité du jus d'orange pressé par les machines Sempa, inventées par Pascal Faucher.

Vous en avez certainement croisée une à l'entrée d'un supermarché, chez votre boulanger ou chez votre primeur... Une grosse machine pleine d'oranges qui dégringolent dans des conduits transparents afin de produire du jus.... En seulement quelques secondes. « Le résultat est garanti sans pesticides, même si les fruits n'ont pas été nettoyés au préalable », assure Pascal Faucher, le président de Sempa, qui conçoit et commercialise ces machines. Un rendu obtenu grâce à une innovation majeure : la présence d'un couteau dit « dynamique », qui permet de trancher net le fruit avant qu'il ne soit pressé. Et d'obtenir ainsi un jus de première qualité, car non souillé par l'écorce.

Un poids lourd innovant du secteur

Vous l'aurez compris, dans le domaine des presse-agrumes professionnels, Sempa fait figure de poids lourd en exportant dans le monde entier. « La concurrence est rude, mais notre capacité à innover et nos efforts pour améliorer le design de nos machines nous permettent aujourd'hui de faire la différence ». Installée en 1989 sur la zone d'activités Centr'Alp de Moirans, l'entreprise qui emploie 35 personnes et affiche depuis deux ans une croissance arrogante (71% en 2015, 78% en 2016) vient de déménager son siège social à Grenoble, rue du Général-Mangin. « Nous avions des difficultés à recruter sur le Pays Voironnais. Nous souhaitions donc nous rapprocher de Grenoble pour profiter de son bassin d'emplois ». Ce qui n'a pas été si évident : « On a le sentiment que les communes dédient davantage leur foncier à la construction de logements qu'à l'implantation des entreprises. Or, en éloignant les entreprises des villes, on augmente les temps de déplacement, ce qui démotive les employés... sans compter l'impact sur le bilan carbone ! »

« Sanctuariser le foncier économique » et favoriser la mobilité

Une réalité contre laquelle la Métropole se bat dans le cadre de son soutien au développement économique et à l'attractivité du territoire, comme l'a rappelé Christophe Ferrari à l'occasion de cette visite : « Il est essentiel pour la Métropole de sanctuariser du foncier économique. Et c'est ce que nous avons fait dans le cadre de l'élaboration de notre Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Car l'enjeu est vital, il en va de l'attractivité de notre métropole où l'on ne fait pas que vivre ou dormir, mais où on travaille aussi ! ».

Avec une croissance qui continue cette année au même rythme que les années précédentes (74% au 1er trimestre 2017), les nouveaux locaux sont déjà trop petits pour l'entreprise qui continue d'embaucher et qui devrait déménager dans un bâtiment plus grand en 2018 : « On ambitionne d'employer une dizaine de personnes supplémentaires », prévoit le président de Sempa, qui insiste encore sur la nécessité de faciliter les déplacements dans le bassin grenoblois. « Si demain la Métropole peut nous aider dans nos recrutements en améliorant la mobilité, ce serait un vrai plus. Car la problématique majeure pour un entrepreneur, c'est avant tout l'embauche ! » Une préoccupation qui est au cœur de la stratégie de mobilité durable métropolitaine qui œuvre à une meilleure articulation de l'ensemble des modes de transport, de la marche à pieds au train, en passant par le vélo, le covoiturage, le bus ou encore le tramway, et bientôt... le câble.

"Découvrir de nouvelles saveurs"

Résolument tournée vers l'innovation, Sempa prévoit d'ici 2018 d'ouvrir son premier magasin de location de machines pour particulier sur Grenoble. Sur la base d'un système comparable aux boutiques Nespresso... Car « il existe quelque 800 variétés de fruits, rappelle Pascal Faucher, mais les gens n'en connaissent qu'une quinzaine. Dans ce magasin, ils pourront venir se fournir en fruits et en machines, et découvrir de nouvelles saveurs ». Et ce n'est pas tout : Sempa planche déjà sur l'idée de proposer des soupes... d'ici deux à trois ans !