Travaux : 1250 ponts, tunnels et digues à entretenir et rénover

Publiée le 4 juillet 2018

La Métropole va investir plus de 20 millions d’euros d’ici 2020 dans l'entretien des ouvrages d'art.

Lucas Frangella/Grenoble-Alpes Métropole

C’est un nombre colossal, milieu montagnard oblige : il existe sur notre territoire quelque 1250 ponts, tunnels, digues, murs de soutènement et autres tranchées… Autant d’ouvrages d’art, c’est ainsi qu’on les désigne techniquement, dont le rôle est de nous permettre de franchir une voie ferrée ou une rivière, et de nous protéger contre les mouvements de la terre et de l’eau…

Des infrastructures essentielles à nos déplacements et à notre sécurité, qui nécessitent un entretien et une surveillance continus. C’était auparavant aux communes et au département qu’incombaient ces missions ; depuis 2015, c’est la Métropole qui en a toute la responsabilité. Une responsabilité à laquelle elle compte bien donner un nouvel éclat, considérant son importance pour la sécurité et la qualité de vie des Métropolitains.

« Nous prévoyions d’investir 2,6 millions d’euros rien que pour la surveillance et l’entretien, explique Ludovic Bustos, vice-président de la Métropole en charge de la voirie. Mais surtout, 20 millions seront débloqués pour les opérations de réparations urgentes, dont 10 uniquement pour la trentaine d’ouvrages en péril qui font actuellement l’objet d’une surveillance renforcée ou d’une restriction de circulation. »

Solidarité métropolitaine

La passerelle St-Laurent à Grenoble, celle des Cuves de Sassenage, le pont Bergonzoli à St-Martin-le-Vinoux, le mur de soutènement “de la villa rose” à Séchilienne… Autant d’ouvrages connus des habitants qui viennent de profiter de très lourds travaux de rénovation ou sont en cours de chantier. Mais il y a aussi tous les autres, plus petits, moins visibles, mais tout aussi essentiels.

« Nous faisons le choix d’investir massivement sur ces ouvrages – qui ont d’ailleurs chacun une histoire intéressante liée au territoire – car ils assurent la mobilité et la protection de tous », insiste Ludovic Bustos. Comme ce fut le cas récemment à Séchilienne, leur bonne gestion témoigne aussi de la solidarité métropolitaine à l’égard de toutes les communes du territoire, y compris les plus modestes, qui n’ont pas toujours la capacité financière nécessaire ».