Apase : « Aller chercher les jeunes en errance et en décrochage scolaire »

Publiée le 2 juillet 2018

Vendredi dernier, l’Association pour l’action sociale et éducative (Apase), spécialisée dans la protection de l’enfance, fêtait ses 42 ans à Fontaine. Soit un an et demi après le transfert de la compétence “Prévention spécialisée” du Département vers la Métropole. De quoi faire un premier bilan de cette nouvelle gouvernance.

©Grenoble-Alpes Métropole / Guillaume Rossetti Christophe Ferrari, président de la Métropole, Christiane Boranga, présidente de l'Apase et Jean-Marie Bernard, directeur de l’Apase lors des 42 ans de l'asssociation dans la salle Edmond-Vigne à Fontaine.

Près d’un demi-siècle après sa création, l’Apase continue d’œuvrer auprès des jeunes les plus en difficulté. Chaque année, les 40 salariés de l’association - essentiellement des éducateurs spécialisés - apportent ainsi leur soutien à quelque 1400 jeunes du territoire, dont 700 accompagnements hebdomadaires. Si l'association était autrefois missionnée par le Département, c’est désormais la Métropole qui lui délègue la protection de ses jeunes, âgés de 11 à 21 ans.

Accompagner plus de jeunes

« Notre mission, c’est d’aller à la rencontre des jeunes qui rouillent en bas des tours et de tous les publics en errance et en voie de décrochage scolaire », indique Jean-Marie Bernard, directeur de l’Apase. « Si des questions auraient pu se poser lors du transfert de la compétence à la Métropole, la collectivité nous a tout de suite rassurés en fixant des orientations en pleine concordance avec le Code de l’action sociale et des familles ».

Mieux : « Alors que le Département nous permettait d’intervenir auprès de jeunes âgés au maximum de 18 ans, la Métropole a élargi cette tranche d’âge à 21 ans, et le budget qui va avec. C'est très important au niveau de l’insertion professionnelle notamment, car cela nous permet d’accompagner plus de jeunes ! ».

Qu'il s'agisse de raccrochage scolaire, de soutien à la parentalité, d'insertion professionnelle ou encore d'un travail sur le soin - notamment psychique -, « l’idée est bien de faire société en ramenant tous ces publics dans le droit commun ».

"Un maillon indispensable à la protection de l’enfance"

Présent lors de cet anniversaire, le président de la Métropole, Christophe Ferrari, a tenu « à remercier l’ensemble des acteurs de la prévention spécialisée, d’être, par son action quotidienne, aux côtés des jeunes métropolitains dans leurs parcours. Vous êtes un maillon indispensable à la protection de l’enfance sur notre territoire et nous ne pouvons pas continuer à être considérés comme un territoire d’innovation sur beaucoup de sujets tout en laissant nos jeunes sur le bord du chemin dans des situations difficiles ».