Culture : La 4e édition du Grenoble Street Art Fest est lancée

Publiée le 1 juin 2018

Le Grenoble Street Art fest démarre aujourd'hui dans l'agglomération. Cette année, une quarantaine de murs seront exploités par les artistes.

Lucas Frangella.Grenoble Alpes Métropole

« Enrichir la ville d’œuvres de tailles et de sujets divers, qui ont toutes pour dénominateur commun d’être dans l’espace public et disponibles gratuitement au regard de tous ». Tel est le crédo du Grenoble Street Art Fest (GSAF), qui se déroule jusqu'au 1er juillet, en gagnant timidement mais sûrement du terrain sur les murs des autres communes de l’agglomération.

Car « cette année, pour la première fois, Pont-de-Claix monte à bord », se réjoui Inaki Hernandez Contreras, coordinateur du GSAF. Et les communes de Fontaine et Saint-Martin-d’Hères qui étaient des partenaires discrets l’année dernière – avec néanmoins trois interventions des désormais célèbres Veks, Seth ou encore Lonac – vont voir leurs murs davantage pris d’assaut.

Voir l'image en grand Lucas Frangella/Grenoble Alpes MétropoleChaque année, le centre d’art Spacejunk, à l’initiative de cette manifestation estivale, transforme un peu plus nos rues en un musée à ciel ouvert. Fresques monumentales, collages, pochoirs, photographies, œuvres sur toile ou anamorphose, une centaine de créations pérennes réalisées par quelque 70 artistes jalonnent désormais les rues de la métropole, faisant de cet événement « le premier festival européen à montrer le street art dans sa globalité et la pluralité de ses techniques », assure Inaki Hernandez Contreras. Un festival dont les réalisations ont gagné en notoriété, au point que l’Office de tourisme organise toute l’année des visites guidées

Une équipe de 60 médiateurs

Pour cette 4e édition qui ne manquera pas de vous saisir à nouveau, une quarantaine de murs sera exploitée par une sélection d’artistes composée pour moitié de talents locaux et pour l’autre d’artistes nationaux et internationaux. À des fins pédagogiques, une équipe de 60 médiateurs pourra être sollicitée tout au long du festival pour présenter les artistes et permettre au public d’appréhender leur travail dans les moindres détails.

Dans les quatre villes partenaires, chaque journée sera ponctuée d’événements divers, comme la réalisation d’œuvres en temps réels, le dévoilement de fresques, le vernissage d’expositions, des visites guidées ou des conférences… Et pour lancer la manifestation, les 1er, 2, et 3 juin signeront le retour du festival de cinéma consacré au Street Art, dont l’ambition assumée par Spacejunk, en partenariat avec la cinémathèque de Grenoble, n’est pas moins de « devenir le plus important festival au monde de films dédié à la discipline »… Rien que ça !