Plan de déplacements urbains 2030 : vous avez la parole

Publiée le 15 octobre 2018

Le 5 avril dernier, le Plan de déplacements urbains (PDU) de l’agglomération était adopté à l'unanimité par le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l'agglomération grenobloise. Il est soumis à enquête publique, du 24 septembre au 26 octobre prochains. Donnez votre avis !

©Grenoble-Alpes Métropole / Lucas Frangella

Pour rappel, un PDU est un document de planification qui définit les principes généraux des transports de biens et de personnes, de la circulation (tous modes confondus) et du stationnement dans le périmètre de transports urbains. Il a pour objectif de réduire la circulation automobile en vue d'améliorer la qualité de l'air ainsi que de réduire les nuisances liées au bruit. Son élaboration est obligatoire pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants. Après une concertation en 2017 et un vote à l'unanimité en avril dernier, vous pouvez désormais le consulter et donner votre avis.

Le premier PDU de la Métropole

Ainsi, pour construire ce premier PDU à l’échelle de la Métropole, de ses 49 communes et de ses 440 000 habitants, le SMTC a souhaité consulter l’ensemble des acteurs concernés par les problématiques liées à la mobilité (SMTC, Métropole, Territoires voisins, Communes, Région, Département, Etat, Opérateurs privés, associations, citoyens). Parmi les grands défis qu’il entend relever, plusieurs objectifs ont été ciblés, comme la nécessité de :

  • Se libérer de la pollution et des énergies fossiles ;
  • Améliorer la qualité de l’air et la santé des Métropolitains ;
  • Réduire le coût global des déplacements;
  • Lutter contre la précarité énergétique des ménages ;
  • Redonner à la voiture sa juste place dans l’espace public ;
  • Privilégier les modes actifs (vélo, marche) et les modes partagés (transports en commun, covoiturage, autopartage...) ;
  • Améliorer les connexions sur l’ensemble du bassin de déplacements et avec les territoires voisins.

Un usage de la voiture globalement en baisse

Des objectifs particulièrement motivés par la nécessité de juguler la pollution - responsable d’environ 115 décès prématurés par an dans le bassin de déplacements métropolitain - en réduisant notamment notre dépendance aux énergies fossiles (99% du parc automobile métropolitain roule au diesel ou à l’essence) comme la récurrence des pics de pollution (particules fines, oxyde d’azote). Autant de virages qui semblent d’ores et déjà avoir été pris par la population métropolitaine, puisque le SMTC constate en 2017, "un usage de la voiture globalement en baisse au profit des transports en commun, du covoiturage, de l'autopartage, de la marche et du vélo".

Pour parvenir à remplir sa feuille de route, le SMTC s’est donc fixé des orientations, parmi lesquelles :

  • Coordonner les actions de l’ensemble des acteurs de la mobilité (SMTC, Métropole, Territoires voisins, Communes, Région, Département, Etat, Opérateurs privés, associations, citoyens) ;
  • Accompagner les changements de comportement et développer l’information multimodale connectée et personnalisée ;
  • Repenser le partage de l’espace public (voirie) en donnant la priorité aux transports en commun et aux modes doux ;
  • Améliorer la sécurité des déplacements ;
  • Créer un réseau de transports collectifs plus efficient ;
  • Développer le covoiturage et l’autopartage ;
  • Améliorer le stationnement ;
  • Accélérer la transition énergétique en poursuivant et en renforçant l’acquisition de bus et de véhicules à basses émissions pour les collectivités et en développant le réseau de bornes électriques et de stations GNV ;
  • Poursuivre la mise en œuvre du plan d’actions pour une logistique urbaine durable (développement des Centres de distribution urbaine, etc.).

Moins de kilomètres parcourus et moins de pollution à l'horizon 2030

En termes de résultats à l'horizon 2030, le SMTC estime que le nombre de kilomètres parcourus passera de 7,3 millions à 6,8 millions grâce, notamment, à un report du nombre d'automobilistes vers les transports en commun, le covoiturage, le vélo ou encore la marche. Aussi, les évolutions technologiques, les aménagements spécialisés, les mesures incitatives et la mise en place d'une zone basses émissions, transformeront le parc de véhicules en un parc moins gourmand en énergie fossiles, avec la multiplication des véhicules roulant à l'électrique, au GNV ou encore à l'hydrogène. Cette transformation du parc de véhicules et ce nouvel équilibre entre les modes de déplacements seront des leviers importants permettant de se libérer de la pollution.

Les grandes dates de l’élaboration du PDU :

  • Octobre 2016 : délibération de lancement de l’élaboration du PDU adoptée par le comité syndical ;
  • De février à octobre 2017 : instances de concertation et de pilotage, recueil des contributions ;
  • 5 avril 2018 : le PDU est arrêté par le comité syndical ;
  • D’avril à juillet 2018 : recueil de l’avis de l’autorité environnementale et des personnes publiques associées ;
  • Du 24 septembre au 26 octobre 2018 : enquête publique ;
  • Fin 2019 : approbation du PDU après prise en compte des remarques de la commission d’enquête.