Festival géopolitique : Un 21e siècle américain ?

Publiée le 13 mars 2018

Le 10e festival de Géopolitique, qui se déroule du 14 au 17 mars à l'initiative de Grenoble École Management (GEM), propose une centaine de conférences, débats et tables-rondes autour d’une question : le 21e siècle sera-t-il américain ? Réponse avec le directeur du festival, Jean-Marc Huissoud

Entre une Chine conquérante et l’« America first » de Donal Trump, quel est le visage aujourd’hui des États-Unis dans le monde ? Et quel sera-t-il demain ? Pour répondre à ces questions, le Festival de géopolitique a invité notamment Pascal Boniface, Thomas Snegaroff, ou encore Bertrand Badie pour participer et animer trois jours de débats. Le directeur du festival, Jean-Marc Huissoud, présente cette 10e édition… La dernière sous cette forme.

Pourquoi ce thème sur le siècle américain ? Est-ce lié uniquement à l’élection de Donald Trump ?

Jayet

C’est lié, forcément, à cette élection mais aussi, et surtout, à l’attention que suscitent en permanence les États-Unis dans les médias et les opinions publiques. L’idée est de permettre de faire un point sur la trajectoire de ce pays que l’on croit connaître mais qui demeure très loin des standards européens. Je vois d’ailleurs beaucoup de caricatures concernant les États-Unis. Donald Trump est souvent présenté comme un simple clown alors que cela mérite de réfléchir à deux fois sur ce que son élection révèle de l’état du pays.

 

Le thème choisi « Un 21e siècle américain ? » n’est pas une affirmation mais une question. Pourquoi?

Nous vivons dans un monde où les pratiques économiques, les normes, les équilibres sont déterminés par les États-Unis depuis 1945. Nous vivons cela comme une évidence. Or, il est intéressant de s’interroger : s’agit-il réellement d’une évidence ? Et est-elle en train d’évoluer ?

Dix ans après son lancement, comment se porte le festival ? A-t-il trouvé son public ?

Nous avons cette année 70% d’inscriptions en plus que l’année dernière. Nous avons donc trouvé un public mais peut-être pas tous nos publics. Il nous reste des gens à convaincre. Au départ, nous avions imaginé ce festival comme un carrefour rassemblant des publics et des communautés d’experts. Et cela a plutôt bien fonctionné puisque le festival de géopolitique est aujourd’hui le premier événement grand public en Europe sur les questions internationales.

Pourtant, vous annoncez une refonte l’année prochaine…

Nous allons en effet annoncer (le samedi 17 mars lors de la conférence de clôture) ce qui mérite d’être rafraîchi ou amélioré lors des prochaines éditions. Nous souhaitons nous projeter davantage dans la prospective, dans ce qui peut se passer demain. Ce qui veut dire que nous serons peut-être un peu moins dans la pédagogie. Faire de la prospective, c’est dangereux car on peut se tromper. Mais c’est utile. Et puis, c’est important de proposer un nouvel élan, de nouvelles formes de débats. Le risque, c’est de ronronner. Le festival est une très belle image de marque pour le territoire. Mais on peut en faire un véritable atout et un événement de renommée internationale.

 


 

Soutenu par Grenoble-Alpes Métropole, le 10e Festival de Géopolitique se déroule du 14 au 17 mars à Grenoble École Management, Sciences Po grenoble, Librairie Decitre, Café des Arts et Maison de l'International. Évenement gratuit et ouvert à tous (sur inscription uniquement).
Programme complet et inscriptions sur festivalgeopolitique.com