Christophe Ferrari en visite dans l’Oisans pour un contrat de coopération

Publiée le 27 février 2018

Le président de la Métropole, Christophe Ferrari s’est rendu le 16 février dans le territoire voisin de l’Oisans, afin de signer le contrat de coopération métropolitaine avec la Communauté de communes. L'occasion de dresser l’inventaire des atouts de ce territoire enserré dans les montagnes et d’échanger sur les coopérations envisagées.

© Lucas Frangella / Grenoble-Alpes Métropole


Lorsque le téléphérique de la station de Vaujany s’élève dans le ciel en ce début d’après-midi, le soleil brille et éclaire les pistes de ski de la station iséroise. Christophe Ferrari a échangé, le temps d’un aller-retour sur le Dôme des Rousses qui culmine à 2800 m d’altitude, avec les élus du village de 350 habitants. « Le téléphérique emporte 5 000 passagers par jour », indique ainsi le maire Yves Genevois, qui voit sa population se démultiplier en hiver. L’édile a d’ailleurs tendance a se définir « comme un entrepreneur », puisque la municipalité gère 90 % du parc de logement. Une visite qui s’inscrit dans la cadre de la coopération dans le domaine des sports de glace et de la fierté de nos stations.

Un patrimoine industriel à valoriser

Voir l'image en grand © Lucas Frangella / Grenoble-Alpes MétropoleDans la foulée, le président de la Métropole a traversé la vallée de la Romanche où il a rappelé l’importance stratégique des lieux. Au niveau industriel, tout d’abord, puisque Ferropem (le fabricant de silicium installé à Livet-et-Gavet) reste en activité : « Nous avons besoin de casser et de brûler des cailloux pour produire du silicium qui nous est indispensable aujourd’hui. Je ne l’oublie pas », défend Christophe Ferrari qui a aussi fait halte à la centrale hydroélectrique des Vernes. Construite en 1918 par Charles-Albert Keller, la centrale fonctionne encore aujourd’hui, mais plus pour longtemps. En effet, les colossales et bruyantes turbines sont vieillissantes et seront remplacées (comme les 5 autres de la vallée) par la gigantesque centrale souterraine de Romanche-Gavet. Cependant, les vestiges de l’hydroélectricité du XXe siècle ne seront pas abandonnés pour autant. Ainsi, la coopération entre Oisans et Métropole portera notamment sur la valorisation et la requalification touristique d’un tel patrimoine industriel dont Christophe Ferrari s’est dit « amoureux ».

Un contrat de coopération et plusieurs axes de travail

Le président de la Métropole s’est enfin rendu à Bourg-d’Oisans, à la rencontre du président de la communauté de communes, Christian Pichoud et des élus du territoire. « Il est important pour nous de renforcer et de pérenniser le dialogue entre nos collectivités » a assuré ce dernier. « La Métropole n’est pas un château où la richesse se concentre », lui a répondu Christophe Ferrari. « Pour un développement intelligent, il nous faut des relations intelligentes avec les différents territoires. » Les discours ont ensuite porté plus précisément sur les trois points de la coopération : la requalification du patrimoine industriel, donc, mais aussi la promotion de la filière Silicium avec Ferropem. Christophe Ferrari a ensuite exposé sa volonté de valorisation du potentiel énergétique de la vallée de la Romanche en recensant les travaux d’amélioration énergétique possible, pour mettre en place une aide à la rénovation.

Dans un troisième point, Christian Pichoud s’est dit intéressé par le cyclisme. « On aimerait développer un “Cyclisme Lab”, où nous pourrions créer de l’innovation par l’usage ». Le président lui a répondu que « des coopérations sont possibles dans ce domaine puisque Grenoble est la ville où la pratique du vélo est aujourd’hui la plus forte en France. » Ce contrat de coopération entre les deux collectivités portera sur 300 000 € au titre du Pacte métropolitain d’innovation.