JO de 1968 : 50 ans après, la Métropole renoue avec le sport de haut niveau

Publiée le 7 février 2018

Grenoble et sa région fêtent cette année les 50 ans de la 10e édition des Jeux Olympiques de 1968. Avant d'accueillir l'année prochaine la Coupe du monde de foot féminin.

Sylvain Frappat/Ville de Grenoble

Il y a 50 ans, le général de Gaulle ouvrait officiellement les Jeux Olympiques d’hiver à Grenoble. Le coup d’envoi des commémorations de cet événement sportif qui a tant marqué le territoire et ses habitants ont démarré mardi matin à l’Hôtel de Ville de Grenoble. Entouré de Jean-Claude Killy, Marielle Goitschel, Guy Périllat ou encore Franco Nonès, tous médaillés en 1968, le maire Éric Piolle a d’abord rappelé que ces JO ont été « un moment fédérateur (…) qui a renforcé notre identité, nos valeurs (…) et notre capacité à aller de l’avant ».

Le triple médaillé d’or (slalom, slalom géant et descente) Jean-Claude Killy était porteur, pour l’occasion, d’un message du président du Comité international olympique, Thomas Bach, champion olympique au fleuret en 1976 : « Ces Jeux Olympiques de 1968 ont permis de démontrer la capacité de la France à organiser de grands événements (...), comme le montre l’héritage perpétué par les Jeux Olympiques d’Albertville (1992). Avec les JO de Paris 2024, la France a la possibilité une nouvelle fois d’imaginer un avenir plus grand et plus beau ».

« Un âge d’or »

Les cérémonies de commémoration se sont poursuivies avec l’ouverture des premiers « Schools Winter Games » au Palais des Sports. Rassemblant près de 500 jeunes sportifs âgés de 13 à 16 ans venant d’une vingtaine de pays du monde entier, l’événement se déroule jusqu’au 10 février sur les lieux historiques des JO de 1968 : Grenoble, Chamrousse, l’Alpe d’Huez, Villard-de-Lans et le plateau du Vercors.

Direction ensuite l’ancien village olympique, plus précisément la MJC Prémol, d’où a été donné le top départ de la course lumineuse qui a traversé la ville. Plusieurs milliers de personnes se sont ensuite rassemblées autour de l'anneau de vitesse, parc Paul-Mistral, pour voir la flamme olympique être rallumé par Alain Calmat, et assisté ensuite à un spectacle de Jean-Claude Galotta puis un autre de l’un de ses successeurs au CCN2, Yoann Bourgeois.

Voir l'image en grand Sylvain Frappat/Ville de Grenoble Christophe Ferrari et Éric Piolle

Ici, « nous célébrons la mémoire de nos succès anciens, non pas pour tomber dans l’ornière de la commémoration d’un âge d’or à jamais révolu mais pour y puiser énergie et inspiration, a déclaré Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole. Cette énergie nous est aujourd’hui indispensable pour aller de l'avant et transformer encore notre territoire, à l’heure où la Métropole renoue avec l’organisation des grands évènements sportifs et fait son retour sur la scène du sport international de haut niveau ».

 

« Un très beau stade dans une très belle ville »

Après avoir organisé les Internationaux de France de patinage artistique à Pôle Sud en décembre dernier, le territoire s’apprête en effet à accueillir une étape du Critérium du Dauphiné en 2018. Il est également candidat pour recevoir une étape du Tour de France l’année prochaine. Surtout, la Métropole recevra la Coupe du monde de foot féminin qui se déroule en France du 7 juin au 7 juillet 2019. On connaîtra jeudi le calendrier des matchs qui se dérouleront au Stade des Alpes.

La semaine dernière, une délégation de la FIFA a effectué une nouvelle visite des équipements sportifs qui accueilleront la compétition. Deux autres visites sont programmées d’ici le lancement de la Coupe du monde pour vérifier l’avancement des travaux d’aménagement. « Mais nous sommes confiants car c’est un très beau stade dans une très belle ville », a déclaré la semaine dernière Pedro Malabia, directeur de la compétition féminine de football de la FIFA.