Emploi : un “job dating” pour soutenir la croissance de l’entreprise STMicroelectronics

Publiée le 6 février 2018

Ce lundi, dans les salons du stade des Alpes, la Métropole, le Grésivaudan et leurs partenaires pour l’emploi organisaient une journée de recrutement en direction de l’entreprise STMicroelectronics et de son site de Crolles.

©Grenoble-Alpes Métropole / Guillaume Rossetti Au stade des Alpes, les candidats préselectionnés par la Métropole et ses partenaires pour l'emploi se sont entretenus avec des recruteurs de chez ST Microelectronics.

Qu’on se le dise, StMicroelectronics, acteur économique majeur de la région et principal producteur mondial de semi-conducteurs (puces) va mieux. Après avoir connu des difficultés ses dernières années, notamment dues à un positionnement sur le marché très concurrentiel des décodeurs numériques, qui s’est soldé en janvier 2016 par 400 départs volontaire à la retraite, l’entreprise a opéré un nouvel aiguillage gagnant de ses activités il y a trois ans : « Nous avons redéployé nos activités sur l’Internet des objets (IOT) et la voiture autonome intelligente et nous enregistrons désormais une croissance de notre chiffre d’affaires d’environ 20% par rapport à 2016 », résume Éric Gerondeau, à la tête du site de production et de recherche de STMicroelectronics à Crolles.

Une vingtaine de CDI par mois

Conséquence : l’entreprise cherche désormais à embaucher 70 personnes en CDD, CDI et en intérim (agents, techniciens de maintenance et opérateurs de production en salle blanche* peu qualifiés) et souhaite également recruter une dizaine de cadres. « Mais nous allons par ailleurs maintenir un rythme d’embauches d’une vingtaine de CDI par mois », ajoute de son côté Patrick Joubert, responsable des ressources humaines du site.

Ainsi, pour répondre à ces besoins, et dans le cadre de son Plan local pour l’insertion et l’emploi (Plie) – dispositif d’accompagnement des personnes les plus éloignées de l’emploi (voir en fin d'article) - la Métropole organisait ce lundi un “job dating“ dans les salons du stade des Alpes en partenariat avec Pôle Emploi, les Maisons de l’emploi, les missions locales, et toute structure du territoire travaillant à l’insertion par l’activité économique.

"Un gain de temps indéniable"

Grenoble-Alpes Métropole/ Guillaume Rossetti De gauche à droite, Éric Gerondeau, directeur du site ST de Crolles, Christophe Ferrari, président de la Métropole, Patrick Dureault, directeur du site ST de Grenoble et Roger Cohard, vice-président de la communauté de communes du Grésivaudan en charge de l'emploi.Pour sélectionner et bien préparer les candidats potentiels – quelque 400 ont fait le déplacement hier ! – des visites préalables sur le site de Crolles destinées à sensibiliser les intéressés aux métiers de l’entreprise avaient été organisées en décembre dernier et en début d’année. « C’est la première fois que

nous organisons un “job dating” en collaboration avec la Métropole et c’est pour nous un gain de temps indéniable », reprend Patrick Joubert qui reconnaît que malgré la notoriété de l’entreprise, « nos métiers et leur diversité ne sont pas encore assez connus ».

Concrètement, ces “jobs dating” dont la Métropole à désormais l’habitude – elle en organise une petite dizaine par an avec plus d’une centaine de candidats qui trouvent du travail chaque année ! – se doivent d’être efficaces : sur place, après avoir visionner une présentation rapide de l’entreprise et de ses métiers, et s’être entretenu avec un recruteur de chez ST ou d’une structure partenaire, le candidat conclut son entretien soit par un refus, soit par l’obtention positive d’un deuxième rendez-vous qui se déroulera cette fois-ci au sein de l’entreprise.

"Préparer et assurer mon avenir"

Un second ticket prometteur, comme en a bénéficié hier Alexandre Immordino, 25 ans, au chômage depuis un an malgré un BTS en maintenance électronique, après un entretien de 20 minutes : « Ça s’est bien passé, témoigne-t-il. Je trouve que l’organisation est plus confortable et plus efficace qu’un entretien d’embauche classique et la présentation préalable nous permet en quelques minutes de bien saisir les enjeux de l’entreprise… On sait tout de suite où on met les pieds ! Et puis ST est une société prestigieuse, donc je compte beaucoup sur ce deuxième entretien pour préparer et assurer mon avenir ».

Expérience partagée par Lydia Derouiche,19 ans, un Bac Sciences et technologies du management et de la gestion (STMG) en poche : « C’est une entreprise qui a une bonne réputation donc quand l’agence intérimaire m’a proposé de participer à cet entretien, j’ai sauté sur l’occasion. Au final, ça s’est plutôt bien passé car ils ont su me mettre à l’aise. Le recruteur m’a proposé un second entretien à Crolles donc je suis motivée. D’autant que si je suis embauchée, je bénéficierai d’une formation interne pour apprendre le métier, c’est très rassurant ».

Héritier de l'industrie de la micro-électronique lancée en 1955 dans le bassin grenoblois, STMicroelectronics est l’un des plus gros employeurs du bassin grenoblois avec 4000 salariés sur son site de Crolles et quelque 2500 à Grenoble, sur le Polygone scientifique, près du quartier Europole.

* Une salle blanche est une pièce ou une série de pièces où la concentration particulaire est maîtrisée afin de minimiser l'introduction, la génération, la rétention de particules à l'intérieur, généralement dans un but spécifique industriel ou de recherche scientifique. Elles sont utilisées dans les domaines sensibles aux contaminations environnementales