Innovation : les start-up métropolitaines couronnées au CES de Las Vegas

Publiée le 18 janvier 2018

Plus d’une quinzaine de jeunes pousses de la région grenobloise se sont rendues au grand salon mondial de l’innovation technologique. Plusieurs d’entre elles ont été récompensées.

Au CES de Las Vegas.

À l’ombre de Google, Samsung ou encore LG, plus d’une quinzaine de start-up de la région grenobloise se sont rendues cette année au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, LE rendez-vous mondial de l’innovation technologique*. À l’ombre des géants de l’informatique ou de la domotique, elles ont pu faire la promotion de leurs innovations auprès des 180 000 visiteurs et 6000 journalistes venus arpenter le salon. Et certaines se sont fait remarquer.

Trois d’entre elles ont ainsi vu leurs travaux récompensés d’un « Innovation Award ». C’est le cas d’Eysee qui a mis au point un drone capable de faire l’inventaire des stocks mais aussi de Short Edition qui propose des distributeurs d’histoires courtes (et qui a tapé dans l’œil d’un certain… Francis Ford Coppola). Aryballe Technologies s’est vu également attribué un « Innovation Award » grâce à son nez électronique baptisé NeOse.

« Un incontournable »

Voir l'image en grand Le NeOse mis au point par la société Aryballe TechnolgiesCet appareil est capable de reconnaître certaines odeurs. Il aspire les molécules qui viennent se fixer sur des nano-capteurs. Ceux-ci comparent leur « signature » à une base de données qui permet d’identifier l’odeur correspondante. C’est la 3e fois qu’Aryballe Technologies participe au CES. « C’est un incontournable. C’est là que l’on peut rencontrer tout le monde : les commerciaux, les directeurs d’innovation et tous les représentants de l’industrie », explique Fanny Turlure, responsable marketing de l’entreprise.

En quatre jours, une centaine de personnes ont passé le stand de la jeune pousse : des clients, des investisseurs, des partenaires et des journalistes. « Ce qui est intéressant, c’est la diversité des marchés et des pays présents, reprend Fanny Turlure. Environ 60% des personnes que nous avons rencontré venaient des États-Unis, 15% du Japon et 15% de la France. On aurait eu du mal à toucher toutes ces personnes ailleurs. »

Sur les 275 start-up françaises présentes, deux d’entre elles ont reçu le Graal du CES, le « Best of Innovation Award » : la société parisienne Buddy et la jeune pousse meylanaise, Lancey Energy Storage. Fondée en 2016, la société a créé un radiateur électrique intelligent qui se charge pendant les heures creuses et restitue la chaleur en heures pleines. Economique, le radiateur est en outre connecté à un système de gestion qui lui permet de s’auto-paramétrer en fonction des habitudes des utilisateurs, de leur abonnement ou de la météo. Enfin, il peut être piloté à distance grâce à une application.

« Une forme de crédibilité »

Voir l'image en grand Le radiateur LanceyC’est la 2e fois que Lancey Energy Storage participe au CES. Grâce à son « Best of Innovation Award », un millier de personnes ont visité son stand. Tous les grands groupes français du BTP ou de l’énergie (Vinci, Bouygues, Engie…) notamment sont passés la voir. « Toutes les start-up comme la nôtre doivent apporter la preuve de leur sérieux pour intéresser les investisseurs, souligne son cofondateur Raphaël Meyer. Aller au CES, c’est donc une façon d’afficher une forme de crédibilité. »

A priori, celle-ci est déjà acquise. Après avoir expérimenté ses premiers radiateurs dans un des bâtiments de Grenoble-Alpes Métropole, Lancey Energy Storage a lancé la production de sa version commerciale. Les premières unités, assemblées dans la Drôme, ont été livrées à la fin de l’année dernière et 500 autres sont en cours de livraison. Les radiateurs Lancey équiperont bientôt certains appartements des bailleurs sociaux opérant sur le territoire métropolitain comme l’OPAC 38, la SDH et Grenoble Habitat.

 

 

*Le CES s’est déroulé du 9 au 12 janvier