Cinq bonnes raisons d’aller voir l’exposition Fantin-Latour au musée de Grenoble

Publiée le 13 mars 2017

Du 18 mars au 18 juin, le musée de Grenoble rend hommage au plus célèbre peintre d’origine grenobloise du 19e siècle avec l’exposition « Fantin-Latour - A fleur de peau ». On vous dit pourquoi il ne faut pas rater cet événement exceptionnel.

© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) - H. Lewandowski L'exposition a été réalisée par par la Réunion des Musées nationaux – Grand Palais en collaboration avec le musée d’Orsay.

Parce que c'était un enfant du pays...

Henri Fantin-Latour est né le 14 janvier 1836 à Grenoble. Même s'il n'est pas resté très longtemps dans la capitale des Alpes (ses parents déménagent à Paris quand il a cinq ans), « sa famille était très enraciné dans le Dauphinois », rappelle Guy Tosatto, directeur du musée de Grenoble. Et il est toujours resté en contact avec le milieu artistique grenoblois et le musée » de la ville. Après sa mort, en 1904, sa femme Victoria Dubourg lèguera de nombreuses œuvres et objets personnels au musée de Grenoble, dont une importante collection de photographies de nus (présentée pendant l'exposition dans la Tour de l'Isle).


Parce qu'il a réussi à conquérir l'Angleterre...

Doué pour la composition de bouquets et doté d'un sens aiguë de l'observation, Fantin-Latour réalise des centaines de natures mortes. Il peint des roses, des aubépines, des hortensias ou encore des chrysanthèmes qui sont autant de témoignages de sa virtuosité dans l'utilisation des couleurs, la texture et le rendu des matières. Les Anglais seront les premiers à craquer pour ses « portraits de fleurs ». Il en fera sa principale source de revenu.


Parce qu'il ne faisait rien comme les autres...

Edouard Manet, Claude Monet, Pierre-Auguste Renoir ou encore Frédéric Bazille... Fantin-Latour a rencontré et étudié les plus grands peintres de son époque. Pour autant, il n'a jamais intégrer un mouvement artistique en particulier. Il s'est toujours montré hostile à l'impressionnisme, par exemple. « Il a côtoyé l'avant-garde mais sans y souscrire totalement, rappelle Guy Tosatto. Il a donc développé son propre style, entre le moderne et le classique ».


Parce qu'il fut le premier à peindre « le cercle des poètes disparus »...

Fantin-Latour se fera connaître en France grâce à ses portraits intimistes (amis et membres de sa famille) et ses portraits de groupes. Parmi eux, Un coin de table qui rassemble quelques grands poètes de l'époque. La plupart sont aujourd'hui oubliés. A l'exception de deux d'entre eux : Paul Verlaine et Arthur Rimbaud. « Ce tableau démontre son courage parce qu'il s'affiche avec des artistes qui étaient, à l'époque, mal considérés, souligne Guy Tosatto. Verlaine et Rimbaud formaient un couple un peu sulfureux. Or, il les peint comme des héros, des célébrités. Il croit en eux. C'est son engagement à lui ».


Parce qu'à 40 ans, il rêvait encore....

Malgré le succès, Fantin-Latour se lasse peu à peu des portraits et des natures mortes. Épris de musique, il développe alors des œuvres dites « d'imagination » mélant mythologie, fantaisie, rêves et corps féminins. « C'est une peinture un peu mystérieuse, avec des aspects très sensuels, qui anticipe la sensibilité symboliste de la fin du 19e siècle », décrypte Guy Tosetto. Âgé, à l'époque, d'une quarantaine d'années, Fantin-Latour est persuadé que la féérie et l'imagination ont toute leur place dans l'art moderne.


La vidéo de l'accrochage de l'exposition :

  • A voir du 18 mars au 18 juin au musée de Grenoble (5 place Lavalette).
  • Le musée est ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 18h30.

Localisation

Musée de Grenoble
5 Place de Lavalette, 38000 Grenoble

En savoir plus