Urbanisme : Les territoires en question

Publiée le 8 décembre 2017

Pour célébrer les 50 ans de l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise (AURG), plus de 130 élus et experts se sont rassemblés à Noyarey pour les premières Rencontres Grand A dédiées à la question des territoires.

Raphaël Lassablière Les premières Rencontres Grand A se sont déroulées le 30 novembre à Noarey.

L'Agence d'urbanisme de l'agglomération grenobloise est née en 1967 après le rejet du Plan Bernard. Proposé par l’architecte Henry Bernard, ce projet proposait d’organiser l’urbanisme de Grenoble en privilégiant la voiture et les transports routiers. Mais le nouveau maire Hubert Dubedout enterre le projet et crée l’AUAG pour réaliser les études préalables aux aménagements de la ville.

Devenue l’AURG en 1973, l’Agence est aujourd’hui « un espace de production de connaissances, d'études et de dialogue entre l'État et les collectivités locales », selon son directeur Benoît Parant. Autrement dit, elle conseille les élus du territoire métropolitain (et au-delà) sur les questions d’urbanisme et d'architecture. Elle a travaillé pendant plusieurs mois sur le Plan local d’urbanisme intercommunal de la Métropole qui sera adopté en 2019.

Voir l'image en grandLa table ronde organisée par l’AURG pour fêter ses 50 ans a été l’occasion pour les élus de s’interroger sur ce qui fait aujourd’hui un territoire mais aussi la démocratie locale et les politiques publiques. Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole, a rappelé que « les territoires se construisent avec les rapports humains ». « Chacun nourrit une relation très personnelle au territoire », a confirmé Christian Coigné, maire de Sassenage.

En évolution permanente

Francis Gimbert, président de la communauté de communes du Grésivaudan, a insisté de son côté sur « la nécessaire articulation des échelles et la coordination des acteurs » pendant que la députée de l’Isère, Émilie Chalas, rappelait les « pratiques des habitants (qui) renvoient à la question des réseaux, qu’ils soient physiques, tels les réseaux d’eau, ou numériques ».

« Comment, dans cette grande complexité, concevoir des politiques publiques plus efficaces, plus coopératives, aux bonnes échelles ?, s'est interrogé à son tour Jean-Pierre Bret, président de l'AURG. C’est bien l’objet et l’ambition de l’Agence d’urbanisme de la région grenobloise que de contribuer à la connaissance, à la compréhension et au développement de ces territoires aussi singuliers que pluriels où l’on vit, où l’on bouge, en évolution permanente ».



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Voir l'image en grandJean-Paul Bret a profité de cette soirée pour dévoiler le nouveau logo de l'Agence « marqué par un double A alpin qui évoque le changement d’horizon et la mise en perspective des échelles ».

Il a également dévoilé le nouveau projet éditorial : Grand A la Lettre, Grand A Le Mag (sur le web) et Grand A les Rencontres