Outil : Le Baro'Métropole contre les idées reçues

Publiée le 4 décembre 2017

Grenoble-Alpes Métropole publie l'édition 2017 du Baro’Métropole, un outil d’observation et de comparaison avec 13 autres métropoles. Un document qui fait apparaître les atouts et les faiblesses du territoire, loin parfois des idées reçues.

Le Baro'Métropole a été initié par Grenoble-Alpes Métropole sur le modèle rennais.

Une économie plus diversifiée qu’on ne le pense

 

Si la recherche et l’innovation restent des points forts du territoire, le modèle économique grenoblois se trouve assez proche de celui de Lyon ou de Nantes avec une part importante d’économie productive, c’est-à-dire produisant des biens majoritairement consommés hors de la zone. Le problème réside plutôt dans la faiblesse de l’emploi présentiel (commerces et services de proximité). La Métropole tente d’ailleurs d’y apporter une réponse avec le projet Cœurs de ville-Cœurs de métropole dont l’un des objectifs est justement de relancer l’attractivité des centres villes.

 

Une Métropole où la pauvreté est moindre

 

13% de la population de Grenoble-Alpes Métropole vit avec 60% du revenu médian national. Ce taux se situe à 14,4% dans l’ensemble de la France et 17% dans les autres métropoles. Ce pourcentage traduit globalement un haut niveau de revenus des métropolitains, notamment chez les jeunes, et un contexte d’emploi plus favorable que la moyenne nationale. Celui-ci ne saurait masquer cependant des disparités territoriales. Dans certains quartiers de Grenoble, Échirolles, Fontaine et Saint-Martin d’Hères, la moitié des habitants gagne moins de 17 000 euros par an. Des villes plus éloignées, comme Vizille ou Domène, sont également concernées.

 

Un territoire où l'on peut se loger

 

Avec un mètre carré coûtant, en moyenne, 2200 euros dans l’ancien, la Métropole grenobloise est globalement moins chère que les autres métropoles (3750 euros à Nice par exemple). À la location, le prix médian du m2 pour un T3 (9,9 euros) se situe lui-aussi au-dessous de la moyenne nationale. Un bémol : malgré le gros effort de construction porté notamment par le Programme local de l’habitat de la Métropole, l’agglomération compte 15,4% de logements sociaux contre 17,5% pour la moyenne nationale.

 

Une agglomération pas plus embouteillée que les autres

 

Si les automobilistes se plaignent très souvent des embouteillages, la métropole grenobloise n’est pourtant pas la plus encombrée des agglomérations françaises. Le niveau de congestion lors des heures de pointe se situe même dans la moyenne nationale : 28% (contre 40% pour Marseille et Lyon par exemple). Comment l’expliquer ? Peut-être avec ces deux autres statistiques : 60% des actifs grenoblois utilisent leur voiture pour aller travailler, soit quatre points de moins que la moyenne nationale. Et c’est à Grenoble (et Strasbourg) que l’on prend le plus le vélo pour se rendre au travail (15% contre 7% en moyenne) grâce notamment aux nombreuses pistes cyclables.

 

Des espaces verts de plus en plus nombreux

 

Certes, la densité de l'habitat y est très forte. Pourtant, les habitants de la Métropole bénéficient chacun, en théorie, de 974 m2 d’espaces verts, agricoles ou naturels. C’est moins que les 2500 m2 de Nice (située aux portes du parc naturel du Mercantour) mais davantage que dans la plupart des autres agglomérations. Au cours des dix dernières années, ce sont d’ailleurs les forêts qui ont consommé le plus d’espace (24 hectares par habitant), derrière l’habitat (33 ha). Pour autant, ces nombreux espaces verts ne suffisent pas toujours à éviter la pollution. La qualité de l’air est jugée mauvaise 11 jours par an dans l'agglomération.