Chantier : Le quartier de La Luire, à Échirolles, se refait une santé

Publiée le 24 novembre 2017

Grenoble-Alpes Métropole, la commune d’Échirolles et la Société Dauphinoise d’Habitation ont lancé un chantier de plus d’un million d’euros pour rénover le quartier de La Luire.

« Le quartier a été construit en 1962. Il était temps de le rénover, de l’embellir un peu et puis de le sécuriser ». Jacky Dupon, président de l’association des habitants de La Luire, à Échirolles, est plutôt satisfait de voir les ouvriers et les pelleteuses travailler en bas de chez lui. Le quartier de La Luire, à Échirolles, où résident plus de 1300 personnes, est le théâtre, depuis quelques semaines, d’un chantier de « requalification ».

 

Concrètement, en sous-sol, les réseaux d’eau potable, d’eaux usées et pluviales ont été changés pendant qu’en surface, la chaussée est progressivement remise à neuf, les trottoirs sont agrandis et des arbres plantés. Dans quelques semaines, l’éclairage public sera remplacé et les espaces verts autour des immeubles remis en état. Enfin, des conteneurs pour collecter les ordures ménagères seront enterrés.

 

Pour les travaux de voirie, la Métropole a engagé un peu plus de 1,2 million d’euros. La commune d’Échirolles, de son côté, a financé le remplacement de l’éclairage public et la remise en état des espaces verts, pour un coût de 120 000 euros. Enfin, le bailleur social, la Société Dauphinoise d’Habitation (SDH), a pris en charge l’installation des conteneurs.

 

Voir l'image en grand Les travaux devraient se terminer en mai 2018.« C’est une belle bouffée d’oxygène pour le quartier, souligne Ludovic Bustos, vice-président de Grenoble-Alpes Métropole délégué aux espaces publics et à la voirie. C’est le premier dossier que j’ai eu sur la table après le transfert de compétences de la voirie de la commune vers la Métropole (en2015). Cela a pris un peu de temps mais c’est une vraie requalification de l’espace public, et un projet bien accepté par les habitants ».

 

Rien n’est anodin

 

Des réunions publiques ont été organisées en effet chaque mois pour présenter le chantier aux résidents de La Luire et entendre leurs doléances. Par exemple, ces derniers ont demandé (et obtenu) d’enlever les jardinières aux pieds des immeubles qui attiraient trop insectes. Ils ont souhaité également déplacer les conteneurs d’ordures ménagères quelques mètres plus loin.

 

Ce « déménagement » de l’autre côté de la rue peut paraître anodin. Pourtant, « il va entraîner des changements de comportement puisque les habitants vont devoir faire quelques mètres à pied pour déposer leurs poubelles », fait remarquer Joël Frattini, responsable de territoire à la SDH.

 

Pour expliquer ce nouveau fonctionnement (et d’autres), la SDH vient d’inaugurer un « logis du colibri » au rez-de-chaussée d’un des immeubles de la rue de La Luire. Un appartement spécialement aménagé pour accueillir les habitants et maintenir le lien tissé pendant les réunions publiques. « Cela fait partie de la concertation permanente que nous avons mis en place. C’est en partie grâce à cela que les travaux se passent bien », reprend Joël Frattini. Le chantier s’achèvera en mai 2018.