Alimentation : les AMAP ouvrent leurs portes du 16 au 24 septembre

Publiée le 8 septembre 2017

Pour la deuxième année consécutive, les AMAP iséroises accueillent le public pour répondre à ses questions et déguster quelques produits locaux et bio.

L’AMAP soutient une agriculture biologique et de proximité.

Les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) de l’Isère organisent des journées portes ouvertes du 16 au 24 septembre. Pendant une semaine, il sera possible de discuter avec des « AMAPiens » (consommateurs et paysans) sur les lieux de livraison habituels. Des dégustations seront aussi proposées et deux fermes du réseau, à Montbonnot et Saint-Pierre-de-Chartreuse, accueilleront les visiteurs.

 

C’est la deuxième édition de l’opération organisée, cette année, dans le cadre de la campagne « Manger bio et local » lancée par Corabio, une association régionale de promotion de l’agriculture biologique. « L’idée est de permettre aux familles de voir comment fonctionne les AMAP mais aussi de questionner leur éthique », précise Chloé Dudon, coordinatrice de l’Alliance Paysans Écologistes Consommateurs (PEC) Isère, qui organise ces journées portes ouvertes.

 

Reposant sur une charte, l’inscription relève en effet d’un engagement militant. L’AMAP repose sur un partenariat entre les paysans et les consommateurs. Le premier s’engage à vendre sans intermédiaire des fruits et légumes bios et de saison, et le second à payer d’avance la récolte, quelque soient les aléas, climatiques notamment. Le dispositif assure au premier un revenu minimum garanti et au second, des produits de qualité et une relation de confiance avec le producteur.

 

Le soutien des collectivités

 

La première AMAP de France est née en 2001 à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, « d’une prise de conscience citoyenne face à la situation de crise importante dans les domaines de l’agriculture et de l’alimentation » : scandales sanitaires, gaspillage, préjudices écologiques, pression foncière sur les terres agricoles, etc. « Quand on s’est lancé, il n’existait pas de circuit court, se souvient Chloé Dudon. Nous étions pendant longtemps le fer de lance du mangé bio et local ».

 

Après une décennie de croissance, le mouvement est entré dans une phase de « consolidation », concurrencé - ou complété - par les boutiques de producteurs, comme Herbe & Coquelicot à Herbeys, et les distributeurs de paniers comme l’Équytable. Pour autant, les AMAP restent très actives, en particulier dans la région. On en compte 67 en Isère, dont une trentaine dans l’agglomération grenobloise. Environ 150 paysans isérois « alimentent » chaque semaine environ 2000 foyers.

 

« Ce succès s’explique en partie par le soutien des collectivités, souligne Chloé Dudon. Elles nous accompagnent depuis le début, soit en mettant à notre disposition des locaux pour distribuer les paniers, soit par le biais de subventions ». Il y a un an, Grenoble-Alpes Métropole signait, avec 99 autres villes et agglomérations du monde entier, le Pacte pour une politique alimentaire urbaine. Objectif : développer l’alimentation locale en respectant les principes de durabilité et de justice sociale.

 

En savoir plus sur www.amap-aura.org/amap38