Innovation : Trois jeunes isérois lancent un jus de fruits bio aux algues

Publiée le 5 septembre 2017

Kevin Buisson, Jérémy Rodrigues et Benoit Harnois ont créé Algo, une société installée à Seyssinet-Pariset et commercialisant un jus de fruits à base d’algues. Une première en France.

La vente en ligne des jus de fruits Ino a démarré le 5 septembre.

Un jus de fruits bio à base d’algues. Le concept, totalement inédit, n’est pas né sur les bords de l’Atlantique ou de la Manche mais au pied des Alpes, à Grenoble. Il a été imaginé par trois anciens étudiants de GEM (Grenoble École Management, école de commerce de la CCI) : Kévin Buisson, Jérémy Rodrigues et Benoit Harnois, âgés entre 23 et 25 ans.

 

« On travaillait sur une étude de cas : on devait proposer la commercialisation d’un produit à base d’algues pour les étudiants, se souvient Kevin Buisson. On a pensé à un jus de fruit ». Bingo. S’il existe déjà de nombreux produits, notamment cosmétiques, à base d’algues, le jus de fruits est en revanche inédit.

 

« Nos profs nous ont incité à creuser autour de cette idée et puis lors d’une soirée, on s’est dit : pourquoi pas ? » Les trois étudiants grenoblois réalisent une nouvelle étude de marché et orientent leur (futur) jus de fruit vers « plus de qualitatif », c’est-à-dire bio, sans conservateur et à haute pression.

 

De la Bretagne à Seyssinet

 

Le Centre d’étude et de valorisation des algues (CEVA), situé en Bretagne, est mis à contribution pour aider à conserver les nutriments essentiels des algues (oligo-éléments, vitamines, protéines, fibres, bêta-carotène…), tandis que des essais sont réalisés dans un laboratoire d’Evreux, en Normandie.

 

Après plusieurs mois de tests, trois gammes de jus de fruits, baptisé Ino, sont mises au point : Bien être (raisin, myrtille, spiruline, agar-agar), Essentiel (fraise, framboise, dulse) et Sport (pamplemousse, orange, citron vert, wakamé, agar-agar). Les algues sont récoltées en Bretagne et les jus fabriqués par un artisan-confiturier à Saintes, en Charente-Maritime.

La commercialisation, elle, s’organise à partir de Villard-de-Lans, où se trouve le siège social de la société Algo, et à Seyssinet-Pariset où sont ouverts les bureaux de la jeune pousse. La vente en ligne a démarré le 5 septembre. Les jus de fruits Ino sont aussi en vente dans certaines boutiques bios de la région lyonnaise (en attendant grenobloise).

 

« On est vraiment fier, sourit Kevin Buisson. Au départ, c’était un projet écrit sur un bout de papier et aujourd’hui, on peut proposer un produit fini, très concret et en même temps très innovant. Maintenant, il faut arriver à le vendre mais ça, c’est notre domaine. On n’a pas fait GEM pour rien ! »