Hockey : Grenoble remporte la coupe de France !

Publiée le 20 février 2017

Dimanche 19 février à l’AccorHotels Arena de Paris, les Brûleurs de Loups ont réussi l'exploit de remporter la finale de la coupe de France contre Rouen (3-2). Une belle victoire pour le nouveau président, l’entrepreneur Jacques Reboh, qui a repris le club en 2016 dans une situation délicate. Interview.

©Fabien Baldino Les Grenoblois exultent après avoir arraché la victoire aux Rouennais en prolongation.

En 2016, vous êtes arrivé à la présidence des Brûleurs de Loups dans des conditions difficiles. Vous vous attendiez à ce résultat ?

« Ce serait prétentieux de dire qu'on s'y attendait. On était en reconstruction, il fallait reconquérir le public, les partenaires et réunifier le groupe. On partait du principe qu'il nous fallait construire du neuf avec de l'ancien, mais on s'est vite aperçus que l'ancien avait en fait beaucoup de qualités et que la tâche n'était pas si compliquée que ça. Au départ, pour réussir notre pari, nous tablions sur 3 ans. Au final, il nous aura fallu un an. Je pense donc fortement que le Dieu du sport a beaucoup contribué à notre succès. Au final, je dirai donc que nous n'avions pas prévu de remporter ce titre, mais que nous l'avions fortement espéré ».

Comment, avec 6 points de pénalité en début de saison, les Brûleurs de Loups ont-ils réussi ce parcours ? Quelle est la recette ?

« Je ne sais pas si nous avons une recette, mais nous avons une manière de travailler. Durant toute la saison, notre méthode a consisté à ne pas se concentrer sur le score, sur le classement, mais à vivre les matchs à fond, les uns après les autres, en s'appuyant sur nos valeurs : le travail et la cohésion. Et je crois d'ailleurs que le match d'hier contre Rouen l'a bien montré, on a joué à fond, avec nos moyens et de façon unie. On aurait pu partir avec moins 12 points, on aurait également tout donné. Car notre objectif, dès le départ, a été de construire et de conforter un groupe pour qu'il soit capable d'attaquer les Play-offs dans les meilleures conditions ».

Après cette coupe de France qui fera date dans l'histoire des BDL, comment envisagez-vous l'avenir ? Vous avez décidé de maintenir Edo Terglav comme entraîneur pendant 3 ans, est-ce essentiel de travailler avec lui sur le long terme ?

« Edo est une personne essentielle, et je veux lui laisser le temps de construire une véritable équipe. Moi, je suis plus dans une logique d'entreprenariat que sportive, et c'est ce qui fait ma valeur ajoutée. Là où on est sur l'instantané du résultat dans le monde du sport, l'entreprise, elle, privilégie le temps plus long. Pour réussir, nous avions décidé de tabler sur 3 ans, ce n'est pas parce que la victoire arrive au bout d'un an qu'il faut changer les choses. Au contraire. Ce que nous souhaitons, c'est travailler sur la récurrence de la victoire, et pour cela, il faut donner les moyens à l'entraîneur de pouvoir travailler sur plusieurs années. Dans le sport, il y a de l'ingratitude, il faut donc prendre chaque bon moment tout en ne perdant pas de vue l'objectif final : la coupe c'est une très belle chose mais le doublé serait magique ».

 

> Pour infos, les BDL rencontreront Nice mardi 21 février à 20h15 et Epinal le vendredi 24 février, également à 20h15. Les deux matchs se joueront à domicile à la patinoire Polesud.

Localisation

Patinoire Polesud
1 Avenue d'Innsbruck, 38100 Grenoble

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