Le Pacte métropolitain d'innovation

Le Pacte Métropolitain d’Innovation porte sur la mise en place d’un écosystème métropolitain intégré pour la transition énergétique. Il s’articule autour de trois enjeux majeurs, qui se déclinent en de nombreuses actions.

Renforcer la part des énergies renouvelables et de récupération dans l'approvisionnement énergétique du territoire

La réalisation de cet objectif passe par :

  • La construction d'un réseau de chaleur 100% biomasse sur le secteur Est de la Métropole : grâce à ce réseau de chaleur, une zone d'aménagement comprenant 60 logements, une maison médicale, des commerces et un groupe scolaire sera approvisionnée par de la chaleur renouvelable.
  • Le raccordement du réseau de chaleur urbain à la plateforme chimique du sud de la Métropole : ce raccordement permettra un fonctionnement plus économe en énergie. En hiver, la plateforme chimique fournira de la chaleur au réseau de chauffage urbain et permettra ainsi d'éviter la consommation de fioul. En été, le surplus de production de chaleur par l'usine d'incinération sera orienté vers la plateforme chimique.
  • Le développement des sociétés de participation citoyenne pour le développement massif des parcs photovoltaïques en zone urbaine : par la prise de participation dans les sociétés SAS Energy Citoyenne et SAS Parkosol, la Métropole souhaite soutenir la massification de la production d'électricité photovoltaïque.

Renforcer la gouvernance de l'énergie

Il s'agit de construire un service public métropolitain de la donnée énergétique, par l'extension de la plateforme Vivacité à l'ensemble du territoire métropolitain sous le nom de Métro Énergies.

Cet outil de pilotage des données de consommation énergétique, porté par Grenoble-Alpes Métropole, en partenariat avec GEG et l'Agence locale de l'énergie et du climat (ALEC), permet de
répondre aux besoins de monitoring des acteurs publics et privés du territoire.

Développer des projets de mobilité

Cet objectif se traduit par les actions suivantes :

  • La transformation du parc de véhicules publics (transports en commun et véhicules techniques) en électrique et GNV avec :
    • Le renouvellement du parc de bus diesel au profit de véhicules plus responsables. Cette ambition s'appuie sur une phase d'expérimentation lancée à l'automne 2016, en partenariat avec l'exploitant Semitag, Transdev, le CEA, le pôle de compétitivité LUTB et l'ADEME (location de bus, adaptation dépôt, communication, instrumentation et recherche).
    • Le remplacement de la flotte technique de voitures de la Métropole.
  • La généralisation des informations incitant à la mobilité intermodale sur l'ensemble du réseau de transports publics de la Métropole : mise en place d'un Poste de commande métropolitain, dispositif de surveillance du trafic et de gestion des flux multimodaux, en interconnexion avec les différents modes de déplacements.