Lutte contre le bruit

La Métropole grenobloise fait partie prenante de l'Observatoire du bruit. Elle a par ailleurs établi des cartes du bruit dans la métropole ainsi qu'un Plan de prévention de l'exposition au bruit.

Des actions multiples

Dans le cadre de sa compétence de lutte contre les nuisances sonores, Grenoble-Alpes Métropole met en œuvre plusieurs actions afin d'améliorer les situations critiques et de préserver la qualité de vie des habitants de son territoire. 

Le bruit nuit à la tranquilité de vie des habitants de la métropole. Grenoble-Alpes Métropole, soucieuse de leur bien-être, a donc non seulement mis en place des dispositifs de prévention et d'observation du bruit sur son territoire, mais elle inscrit également la limitation des nuisances sonores dans différents projets qu'elle développe.

Quelques exemples :

  •  L'initiative "Métropole apaisée" : mise en place depuis le 1er janvier 2016, elle permet de réduire les émissions sonores grâce à l’abaissement de la limitation de vitesse à 30km/h.
  • Le réseau de transports en commun de la métropole met en œuvre plusieurs actions pour prévenir les émissions, traiter le bruit à la source, et le cas échéant, communiquer avant et pendant les phases de réalisation de travaux.
  • La démarche "Cœurs de ville, cœurs de métropole" : ce projet vise à améliorer et à développer les différents pôles de vie du territoire tout en limitant les nuisances sonores sur certains secteurs.
  • L’autopartage de véhicules électriques : Cité lib By Ha:Mo favorise des déplacements plus respectueux de l’environnement et moins bruyants pour les trajets courts.
  • Des actions ciblées sur les déchèteries : les aménagements des déchèteries sont prévus pour limiter toute marche arrière susceptible de provoquer la mise en route de sirènes de recul. La Métropole a été amenée à réaliser des merlons ou murs pour limiter la transmission des bruits au niveau du voisinage.
  • Une opération de résorption des points noirs de bruit depuis 2012 en partenariat avec l'ADEME. Cette démarche vise à proposer aux propriétaires de logements ou établissements d'enseignement, de soins, de santé et d'action sociale en situation de forte nuisance sonore un accompagnement technique et financier à l'isolation phonique de leurs locaux. Ces travaux consistent en un changement d'ouvertures existantes (fenêtres, portes-fenêtres, caissons de volet roulant...) par des menuiseries performantes sur un plan acoustique et thermique. Si votre logement est concerné, la Métropole peut financer jusqu'à 80% du montant des travaux d'isolement acoustique des fenêtres et des portes de votre logement exposées au bruit de la rue. Un expert acousticien, désigné par la Métropole, peut vous accompagner gratuitement tout au long de votre démarche. Pour en savoir plus, téléchargez le règlement, et contactez la Métropole au 04 76 59 58 88 ou par mail à celine.antunes[a]lametro.fr.

Les cartes du bruit

Dans le cadre de l’application de la directive européenne 2002/49/CE, relative à l’évaluation et la gestion du bruit dans l’environnement, Grenoble-Alpes Métropole est tenue de publier les cartes de bruit des communes appartenant à l’agglomération au sens de l’INSEE, soit 23 communes. Pour les 26 autres communes composant la métropole, l'ORHANE a conçu une carte de bruit de l'ensemble du territoire.

  • Seules les sources du bruit liées aux moyens de transports, à savoir le trafic routier, ferroviaire et aérien, et aux industries classées pour la protection de l'environnement (ICPE) sont concernées. Ces cartes rendent compte des bruits continus et prévisibles sous la forme d'un indicateur de niveau de bruit moyen annuel ramené à une journée (indicateur Lden) complété par un indicateur de nuit de 22h à 6h du matin (Ln). Cet indicateur global sur 24 heures (Lden), pondère la contribution du bruit en soirée (pondération 5) et de nuit (pondération 10) pour être plus représentatif de la gêne ressentie en moyenne par les habitants. 
  • Ces cartes sont générées à partir de modèles informatiques. Il ne s'agit donc pas de niveaux réels mesurés, mais d'estimations macroscopiques (à partir de données réelles ou forfaitaires) dont le niveau de précision est adapté à un usage de diagnostic global, de scénarios et d'aide à la décision. Ces cartes sont destinées à évoluer en fonction notamment de l'amélioration des connaissances et de la précision des données utilisées (trafic, vitesses...).
  • Les cartes publiées n'ont pas de valeur réglementaire et ne sont pas opposables au niveau du droit.
  • Les fichiers suivants comportent des cartes et des tableaux pour chaque source de bruit :
  1. Une carte d'exposition au bruit sur un jour complet (Lden - 24 heures)
  2. Une carte de dépassement de « valeurs limites » du bruit sur un jour complet (Lden)
  3. Une carte d'exposition au bruit en période nuit (Lnight, de 22 heures à 6 heures)
  4. Une carte de dépassement de « valeurs limites » du bruit en période nuit (Lnight)
  5. Un tableau de données estimant la population exposée au bruit
  6. Une carte du classement des voies bruyantes

Cliquez sur la commune de votre choix : 

> Pour mieux comprendre les cartes de bruit "transports" et leur méthode d'élaboration, télécharger les explications techniques ("RNT : résumé non technique") Document PDF - 100 Ko
> Pour mieux comprendre les cartes de bruit "industries" et leur méthode d'élaboration, télécharger les explications techniques ("RNT : résumé non technique") Document PDF - 100 Ko

Le Plan de prévention de l'exposition au bruit (PPBE)

Le contexte

En juillet 2002, l'Union Européenne adoptait une directive relative à l'évaluation du bruit dans l'environnement. Cette dernière a pour but de définir une approche commune pour éviter, prévenir et réduire dans la mesure du possible, les effets nuisibles de l'exposition au bruit dans l'environnement.

Toutes les agglomérations de plus de 100 000 habitants doivent établir des cartes de bruit des infrastructures terrestres de transport (fer, route, avion) et des industries de leur territoire ainsi que des Plans de prévention de l'exposition au bruit (PPBE).  

Les objectifs

La vocation du plan de prévention du bruit est d'optimiser sur un plan technique, stratégique et économique, les actions à engager afin d'améliorer les situations critiques et préserver la qualité des endroits remarquables. 

Le plan d'actions est notamment construit au regard des résultats cartographiques, en prenant en compte les objectifs majeurs suivants :

  • Prendre en compte le bruit au niveau de la planification urbaine
  • Agir sur les déplacements pour réduire les nuisances sonores
  • Agir sur l'aménagement pour réduire l'impact des infrastructures
  • Communiquer, sensibiliser les acteurs et le public
  • Organiser la concertation avec les gestionnaires d'infrastructures impliqués sur le territoire
  • Réaliser des études complémentaires, et un suivi de l'environnement sonore

Le PPBE de l'agglomération propose une vision harmonisée à l'échelle de l'ensemble du territoire de l'agglomération, en intégrant les éléments des PPBE des gestionnaires des grandes infrastructures (État, Département, RFF...).

Le projet de PPBE 2016-2021

Suite aux observations du public, le conseil métropolitain a adopté le 24 mars 2017 la nouvelle version du PPBE pour la période 2016-2021.

L'observatoire du bruit

La Métropole fait partie des quatre collectivités en France à avoir été choisie par le Ministère de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, et l’ADEME pour le déploiement d’un observatoire du bruit.

L’observatoire permet ainsi meilleure connaissance et un suivi plus précis de l’évolution de l’environnement sonore, mais également un meilleur suivi des plans d’actions visant à résorber les situations critiques.

Grenoble-Alpes Métropole, en partenariat avec Acoucité, a donc mis en place depuis 2012, un « réseau de mesures permanentes des bruits urbains », constitué de balises qui mesurent en continu les niveaux sonores en différents points du territoire. 

Ce réseau mesure pendant des durées significatives l’état sonore de :

  • Lieux emblématiques : places, lieux piétons, espaces touristiques…
  • Zones acoustiquement saturées
  • Lieux calmes, pour les préserver
  • Sites avant et après de grands projets d’urbanisme ou de tracés de transports
  • Lieux « soumis » à des événements divers : chantiers, animations, etc.
  •  

Les données collectées par les 9 balises installées dans la métropole entre 2012 et 2013 sont disponibles en ligne sur le site d'Acoucité.

Vous pouvez également télécharger le rapport 2015-2016 des mesures d'Acoucité dans la métropole.