Plan Climat Air Énergie

Avec son Plan Climat Air Energie, la Métropole fédère mobilise le territoire pour relever le défi du changement climatique et de la qualité de l'air

à quoi sert un plan Climat AIR énergie ?

Le Plan Climat Air Énergie constitue la pierre angulaire de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, de l’adaptation au changement climatique et de l’amélioration de la qualité de l’air dans les territoires :

  • Il décline au niveau local les orientations de lutte contre le changement climatique définis aux niveaux national et international.
  • Il fixe les objectifs du territoire notamment en matière d’amélioration de la qualité de l’air, de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de développement des énergies renouvelables. 
  • Il définit un programme d’actions pour les atteindre.
  • Il constitue un outil de mobilisation du territoire. 
  • Il définit les modalités de suivi et d’évaluation des actions engagées par la Métropole et l’ensemble des acteurs du territoire (habitants, communes, acteurs économiques, associations…).

POURQUOI UN NOUVEAU PLAN CLIMAT AIR ÉNERGIE ?

Depuis 2005, le réchauffement climatique s’est amplifié :

  • Ses conséquences sur la santé des habitants, la biodiversité, la ressource en eau et les risques naturels sont de plus en plus visibles et profondes sur notre territoire, car le réchauffement climatique y est plus rapide et plus marqué qu’ailleurs.
  • S’agissant de la qualité de l’air, la situation s’est améliorée ces dernières années mais est encore loin d’être satisfaisante.. Ces constats montrent qu’il est nécessaire d’agir plus fort et plus vite.

Depuis 2005, notre territoire a sensiblement évolué :

  • La Métropole regroupe désormais 49 communes de toutes tailles, urbaines, rurales et montagnardes
  • La Métropole a été dotée par la loi de nouvelles missions en 2015 (énergie, urbanisme, développement économique, tourisme…). Celles-ci lui permettent d’agir plus globalement.

Quel bilan pour les précédents Plans Climat AIR énergie ?

Entre 2005 et 2016, les émissions de gaz à effet de serre du territoire ont diminué de 25 %.

Cette baisse est surtout liée à la réduction des émissions du secteur industriel (-43 %). Elle s’explique notamment par une baisse de l’activité, mais aussi par l’optimisation des procédés et l’utilisation de sources d’énergie moins polluantes. La baisse est par contre moins importante dans le secteur du logement (-12 %), des bureaux (-6 %) et des transports (-7 %).  

En comptabilisant les émissions liées à la production et au transport de denrées alimentaires de biens matériels et de services importés sur le territoire, l’empreinte carbone de notre territoire est de 3,7 millions de tonnes équivalent CO2 (teq CO2), soit 8,2 teq CO2 par habitant et par an. Un chiffre qui se situe  dans la moyenne des dix plus grandes agglomérations françaises.  

S’agissant de la qualité de l’air, les émissions des principaux polluants atmosphériques ont diminué entre 2005 et 2016 :  

  • -25% pour les particules fines (PM10 et PM2,5)
  • -49% pour les dioxydes d’azote (NO2)
  • -29% pour les « Composés organiques volatiles » (COV)

Pour autant, la quasi-totalité de la population est exposée à des concentrations annuelles de particules fines supérieures aux préconisations de l’OMS.    

5 objectifs principaux à horizon 2030

L’atteinte de ces objectifs constituera une nouvelle étape dans la prespective de neutralité carbone du territoire en 2050.  

  • Gaz à effet de serre : - 50 %*
  • Consommation d’énergie : - 40 %*
  • Qualité de l’air : atteindre les seuils définis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en termes de concentration annuelle de particules fines, correspondant à une réduction de moitié du nombre de décès imputables à la qualité de l’air, et réduire les émissions d’oxydes d’azote de 70%, de particules fines de 60% et de composés organiques volatils de 52%*
  • Produire davantage d’EnR&R (énergie renouvelable et de récupération) pour atteindre 30% de la consommation d’énergie finale

*Par rapport à 2005