La qualité de l'air

Comme les autres grands centres urbains français, Grenoble et sa périphérie connaissent parfois des pics de pollution préjudiciables pour notre environnement et notre santé.

© Thierry Chenu

Un observatoire de la qualité de l'air

Atmo Auvergne-Rhône-Alpes est l’observatoire agréé par le ministère  de la Transition écologique et solidaire, pour la surveillance et l’information sur la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes.

Pour tout savoir de la qualité de l'air sur la Métropole, rendez-vous sur le site de l'observatoire :

Les pollutions qui impactent la santé des habitants

Les données toxicologiques et épidémiologiques le montrent, la pollution de l'air est un facteur de risque sanitaire important : genèse d'insuffisances respiratoires, maladies cardio-vasculaires, asthme, cancers...

En ville, deux polluants sont responsables de la mauvaise qualité de l’air :

  • Le dioxyde d’azote (NO2), émis majoritairement par le trafic automobile et poids lourds
  • Les particules fines (PM10) dont les sources sont plus variées : chauffage, trafic et industrie

D’une dizaine à quelques centaines de nanomètres de diamètre, les particules fines et ultrafines issues des pots d’échappement s’infiltrent au plus profond des poumons et atteignent la circulation sanguine. Leurs effets ne sont ni systématiques, ni toujours immédiats. Cependant ils se font ressentir à court ou à long terme dans toutes les classes d’âge.

Les populations les plus sensibles en termes d'effets sur la santé sont :

  • Les enfants dont les poumons ne sont pas complètement formés (la fin de la croissance de l’appareil pulmonaire se produit vers 10-12 ans selon les enfants)
  • Les personnes âgées, en raison du vieillissement des tissus respiratoires et de pathologies plus fréquemment associées, ainsi que d’une diminution des défenses respiratoires
  • Les personnes souffrant de pathologies chroniques (par exemple maladies respiratoires chroniques allergiques et asthmatiques ou maladies cardio-vasculaires), les diabétiques
  • Les fumeurs, dont l'appareil respiratoire est déjà irrité par le tabac

Les principales sources de pollution atmosphérique

Les pics de pollution ne se produisent pas seulement en été, lors des pics de température. Dans l’agglomération grenobloise, ces états d’alerte peuvent survenir tout au long de l’année.

Les polluants atmosphériques proviennent de sources variées : trafic, industrie, chauffage, sources naturelles…

Chacun peut agir à son niveau. Que ce soit en limitant ses déplacements, en arrêtant de brûler ses déchets verts ou en s’équipant d’appareils plus performants pour le chauffage au bois, il est possible d’agir dans notre vie quotidienne pour améliorer la qualité de l’air de l’agglomération.

La pollution liée aux activités industrielles n’est pas de même nature que celle liée aux activités quotidiennes. Elle provient en général d’installations de combustion (charbon, gaz, déchets, bois, etc.) telles que les centrales thermiques ou les incinérateurs. Celles-ci émettent du dioxyde de soufre, des oxydes d'azote, des particules en suspension, des HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques)…

Ces dernières années, notamment grâce à la réglementation, la situation a nettement progressé dans l’agglomération grenobloise.

La Métropole agit pour améliorer la qualité de l’air

Consciente des risques sanitaires auxquels la population est exposée, Grenoble-Alpes Métropole a très tôt enclenché, avec de nombreux partenaires locaux, une action visant à mieux connaître le phénomène et à organiser la lutte pour améliorer la qualité de l'air.

 

Une approche "Air Énergie Climat" ambitieuse 

L’agglomération grenobloise est la première a avoir fait évoluer son plan Climat en Plan Air Énergie Climat se dotant d’objectifs précis pour le territoire en matière de qualité de l’air. 

 

Repenser les déplacements urbains

Dans le cadre de son Plan de Déplacements Urbains (PDU), Grenoble-Alpes Métropole a également mis en œuvre des actions et des études afin de diminuer le trafic automobile en centre-ville.

Développer les transports en commun, promouvoir les modes doux, favoriser l’intermodalité… Autant d’actions efficaces pour améliorer la qualité de l’air.

 

Grenoble-Alpes Métropole partenaire du Plan de protection de l'atmosphère (PPA) 

Élaboré en 2006 par Grenoble-Alpes Métropole, la ville de Grenoble et les services de l'État, le Plan de protection atmosphérique de l'agglomération grenobloise est en cours de révision.

Piloté par le Préfet, le PPA fixe des objectifs de réduction de polluants et définit un plan d'actions sur l'ensemble des secteurs d'activités (industrie, résidentiel, transport) comprenant des mesures préventives et correctives visant à respecter la réglementation européenne en 2015.

Appliqué auparavant sur 45 communes, il concernera désormais tous les habitants de la grande région grenobloise, soit les 273 communes comprises dans le ScoT (Schéma de cohérence territoriale).

Les polluants visés par le PPA sont essentiellement les oxydes d'azote et les particules. Les politiques menées par Grenoble-Alpes Métropole dans le cadre de son Plan Air Climat, de ses politiques de déplacement ou d'habitat, contribuent aux objectifs de réduction de la pollution atmosphérique définis dans le PPA.