Biomax, la nouvelle centrale au bois de la Métropole

Un nouvel équipement vers la transition énergétique. Biomax, la future chaudière au bois, viendra renforcer le réseau de chauffage urbain et la production d’électricité de la Métropole.

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Un projet pour la transition énergétique

Le Plan Air Energie Climat fixe à 20% la part des énergies renouvelables produites localement en 2020, et 30% en 2030. Pour atteindre ces objectifs, les filières de production doivent être développées, en particulier le bois.

C’est dans ce contexte que le conseil métropolitain a adopté le 3 juillet 2015 une délibération sur la création d’une « nouvelle unité de production de chaleur biomasse sur la Presqu’île » et qu’il a étudié le 24 mars 2017 l’avant-projet définitif.

Comment ça marche?

Voir l'image en grand Futur A ArchitectesBiomax est une centrale de cogénération qui produira de la chaleur et de l’électricité à partir d’un générateur de vapeur de 40 MW.

La chaleur produite sera, à la fois, diffusée dans le réseau de chauffage urbain et utilisée pour produire de l’électricité via un groupe turbo-alternateur.

À terme, Biomax produira 220 GWh d’énergie par an, soit 183 GWh de chaleur et 37 GWh d’électricité.

Concrètement, Biomax permettra d’alimenter entre 15 000 et 20 000 logements en chauffage urbain, et 10 000 logements en électricité.

Biomax, qui palliera la fermeture prochaine de la chaufferie au fioul lourd du CEA, sera raccordé au réseau de chaleur métropolitain qui compte déjà trois chaudières principales (Athanor, La Poterne et Villeneuve).

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Un projet utilisant une énergie renouvelable et favorable à l’économie locale

Le réseau de chauffage urbain brûle aujourd’hui 61% d’énergies renouvelables (ou de récupération) dans ses chaudières : ordures ménagères, farines animales ou bois. Avec Biomax, ce taux passera, à terme, à 70%. Ce qui permettra une économie d’environ 12 000 tonnes de CO2 par an.

La centrale consommera environ 85 000 tonnes de bois par an : 92% proviendra de plaquettes forestières et 8% de bois recyclé. La totalité de ce bois proviendra de la région puisque la distance moyenne d’approvisionnement est de 62 km autour de Grenoble (100 km maximum).

L’approvisionnement s’effectuera pour partie dans des forêts durablement gérées, c’est-à-dire des forêts bénéficiant par exemple des certifications PEFC, FSC…

Un projet peu polluant et innovant

Voir l'image en grand Futur A ArchitectesMême si elle brûle du bois, Biomax sera peu polluante. Elle respectera en effet les seuils d’émissions de poussières, de dioxyde de soufre, d’oxyde d’azote et de monoxyde de carbone fixés par l’arrêté ministériel du 26 août 2013 « relatif aux installations de combustion d'une puissance supérieure ou égale à 20 MW ».

 

Le chauffage urbain émet peu de particules car la combustion à haute température est bien maîtrisée et le traitement des fumées très performant.

Le chauffage urbain représente ainsi 1% des émissions de particules du secteur résidentiel sur la Métropole alors qu’il permet d’alimenter 18% des foyers.

D’un coût de 57,6 millions d’euros (HT), Biomax devrait être livrée en mars 2020.

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Calendrier

  • 3 juillet 2015 : Le Conseil métropolitain adopte la délibération portant création d'une unité de production biomasse sur la Presqu'île
  • 24 mars 2017 : Le Conseil métropolitain étudie l'avant-projet définitif baptisé Biomax
  • Avril 2017 : Dépôt des dossiers de demande de permis de construire et de demande d'autorisation d'exploiter
  • Du 9 janvier au 9 février 2018 : enquête publique
  • Second semestre 2018 : Début des travaux
  • Décembre 2019 : Premiers essais et raccordement de la centrale au réseau de chauffage central
  • Mars 2020 : Livraison et ouverture de Biomax

Demain un réseau de chaleur à l'énergie 100% renouvelable

C’est la 2e plus grosse chaudière de France. Avec ses 170 km de tuyaux, le réseau de chaleur métropolitain amène de l’eau chaude dans les radiateurs et robinets de 46 000 logements d’abord, privés comme public, des bâtiments administratifs, mais aussi des musées, piscines, centres commerciaux, hôpitaux, bureaux, établissements universitaires….

Atout de taille dans la politique énergétique de la Métropole grenobloise, ce réseau créé en 1960 brûle aujourd’hui dans ses chaudières 61 % d’énergies renouvelables ou de récupération (bois, déchets… ce qui lui vaut un label "Eco-réseau), l’ambition étant de porter ce chiffre à 100 %.

 

Infographie Réseau de chaleur métropolitain

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