
© Mark Buscail
2005 : la Métro se dote d'un Plan Climat pour lutter contre le réchauffement climatique.
Le réchauffement de la planète menace notre environnement, qu'il soit naturel et / ou urbain.
Stabiliser puis réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) devient aujourd'hui une priorité et répond aux engagements pris à Kyoto en 1997 et ratifiés depuis le 16 février 2005.
C'est dans ce contexte que la Métro a été la première agglomération de France à se doter d'un Plan Climat Territorial. Elle prit ainsi part aux engagements internationaux et nationaux.
Ce Plan Climat Local (PCL) regroupe aujourd'hui plus de 75 partenaires, acteurs publics et privés du territoire, qui se sont engagés à agir et qui mettent en oeuvre des actions pour lutter contre le réchauffement climatique.
Des ambitions partagées :
Le Plan Climat Local est une démarche volontaire pour répondre aux enjeux de l'énergie et du climat, avec des ambitions affirmées et partagées par les acteurs du territoire en vue de :
En juillet 2009, la Métro a approuvé une nouvelle Charte d'engagement portant sur la période 2009-2014. Elle définit un nouvel objectif "3X14" :
(au lieu de 8% aujourd'hui)
Cette étape des « 3X14 » en 2014 ne constitue qu'un premier pas sur le chemin du "Facteur 4", la division par 4 des émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2050 par rapport à 1990 restant l'objectif à atteindre.
Dans ce contexte, il est demandé aux signataires du Plan Climat de s'engager sur des objectifs chiffrés à l'horizon 2014 sur leur consommation directe d'énergie et sur leur production d'énergie renouvelable. Grâce au suivi annuel des actions menées, il sera possible d'évaluer la contribution spécifique de l'ensemble des partenaires aux objectifs généraux du plan climat local.
En signant la charte, les partenaires du Plan Climat s'engagent ainsi à :
- Tenir compte du critère « émissions de gaz à effet de serre » dans l'ensemble des décisions qu'ils sont amenés à prendre ;
- Se fixer un objectif de réduction de leurs émissions directes de CO2 d'ici 2014 ;
- Considérer la sobriété énergétique comme la priorité de leur stratégie énergétique ;
- Intégrer des mesures d'adaptation au changement climatique dans leurs actions d'aménagement ;
- Promouvoir le Plan Climat Local, en communicant sur cette démarche en interne et en externe et en parrainant de nouveaux signataires.
La Métro et l'ALE s'engagent à fournir des outils pour accompagner les partenaires dans la définition de leurs objectifs, le suivi de leur plan d'actions et l'évaluation de leurs résultats.
A consulter :
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la charte d'engagement des partenaires du Plan Climat pour la période 2009 - 2014 (pdf 1,2 Mo) |
![]() | Plan Climat : 58 partenaires et leurs engagements . Janvier 2012 (pdf 247 ko) |
Au-delà de la mise en œuvre de son propre plan d'actions, la Métro assure un rôle actif dans la réalisation des objectifs du Plan Climat.
Elle fédère les partenaires et incite à l'action au travers de projets et d'opérations en direction de plusieurs publics-cibles.
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• Animation du réseau des partenaires avec la mise en place en 2011 d'un extranet : plateforme d'échanges des partenaires du Plan Climat, de fiches de suivi et de bonnes pratiques et l'édition de la lettre du Plan Climat, |
• Parution d'un guide grand public « Quand habitat rime avec climat » qui informe sur les causes du changement climatique et donne des conseils pratiques sur la réhabilitation et construction de son logement. C'est une démarche partenariale menée avec le CAUE (Conseil architecture, urbanisme et environnement), l'AURG (Agence d'Urbanisme de la Région Grenobloise) et l'ALE (Agence Locale de l'Énergie),
• Participation à la biennale de l'habitat durable organisée par la Ville de Grenoble.
A consulter : les 3 dernières lettres du Plan Climat
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En 2004, la Métro a mis en place l'Observatoire du Plan Climat Local en partenariat avec l'ASCOPARG (Association pour le contrôle et la préservation de l'air en région Grenobloise) et l'ALE (Agence locale de l'énergie).
Ce centre permet d'accompagner et d'évaluer les actions du Plan Climat Local.
Il assure un suivi des consommations énergétiques, des émissions de gaz à effet de serre et de la production d'énergie renouvelable sur le territoire de l'agglomération.
Des indicateurs suivis dans le temps permettent de mesurer le respect des objectifs fixés, et, le cas échéant, d'alerter sur les écarts constatés. Le forum semestriel qui rassemble tous les acteurs de la démarche examine régulièrement les résultats affichés par l'observatoire, afin de prendre les décisions sur les futures orientations des actions.
Le territoire de la Métro enregistre une baisse de 5,4% des consommations énergétiques / habitant et de 7,4% des émissions de GES, un bilan qui montre un début de changement de cap encourageant.
Quelques chiffres :
(- 7% dans l'agglomération contre - 4,2% au niveau français).
| 1 - Évolution des émissions de CO2 | 2 - Évolution des consommations d'énergie |
| 3 - Répartition des sources d'énergies | 4 - Production d'énergie renouvelable |
• Aide aux travaux d'isolation des copropriétés des années 1945 à 1975 (mur-mur) et à la rénovation thermique du parc public.
• 300 km de pistes cyclables, développement du réseau de TC.
• Exigences environnementales pour l'aménagement et la construction de ses parcs d'activité comme Vence Écoparc.
• Production de chaleur et d'électricité à partir de l'incinération des déchets.
Les "îlots de chaleur urbains" (ICU) désignent des élévations localisées des températures enregistrées en milieu urbain par rapport au zones rurales ou forestières environnantes.
A Grenoble, en 2006, les relevés ont fait état d'une différence moyenne de 1,4° C pour les températures maximales et de 5° C la nuit pour les températures minimales.
Un phénomène dû à l'urbanisation, qui freine l'évaporation, génère une forte absorption du rayonnement solaire et ralentit le rafraîchissement par les vents, et rend la ville difficilement supportable pendant les pics caniculaires.
Des solutions existent pour diminuer ce phénomène : réduire les surfaces imperméables, végétaliser et renforcer la présence de l'eau dans les centres urbains, choisir des matériaux et des couleurs limitant l'absorption du rayonnement solaire.
Dans cette optique, une démarche de travail animée par la Métro et l'Agence d'urbanisme de la région grenobloise (AURG) a démarré dès 2008 :
Un groupe réunissant les responsables espaces verts des communes travaille sur le choix des espèces, la gestion différenciée, le zéro phytosanitaire, le renforcement de la présence de l'eau et la végétalisation du bâti.
Il doit être mis en place en 2010 pour traiter, entre autres, de la lutte contre les îlots de chaleur.
La Métro a demandé à l'AURG d'accompagner une ou plusieurs communes dans leur projet urbain : la ville de Fontaine constitue déjà un terrain pour une action expérimentale en vue de renforcer la végétalisation de l'axe minéral de l'avenue Aristide Briand.
Trouvez ci-dessous en téléchargement deux notes techniques sur la végétalisation des toitures et des façades, produites par l'AURG.
Adaptation au changement climatique - Les toits végétalisés
247.78 Ko (pdf)
Adaptation au changement climatique - Les murs végétaux
127.63 Ko (pdf) Grenoble-Alpes Métropole - 3 rue Malakoff 38031 Grenoble cedex - 04 76 59 59 59 © 2009 Grenoble-Alpes Métropole - Communauté d'agglomération. Tous droits réservés.