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2012 : Une année sous le signe du dialogue avec les territoires


Actualité - mercredi 18 janvier 2012

Lors de la traditionnelle cérémonie de vœux de la Métro, qui se déroulait cette année à Gières, le président Marc Baïetto, entouré de son exécutif, a rappelé les grands enjeux de la communauté d’agglomération, en insistant particulièrement sur le travail commun que les territoires devaient mener pour assurer l’avenir de la région grenobloise. Extraits en vidéo et en textes.

En plaçant l’année 2012 sous le signe de l’intercommunalité, Marc Baïetto a montré sa volonté d’aller de l’avant dans le dialogue et la coopération avec les territoires.

De l’adhésion de la commune de Miribel-Lanchâtre au 1er janvier 2012, à la gestation d’un Pôle métropolitain rassemblant les grands centres urbains du Sillon alpin, en passant par le Scot, la Métro s’inscrit clairement dans un processus de mise en commun des énergies, pour répondre au mieux aux attentes des habitants, notamment en matière d’emplois, de logements et de déplacements.

Cette logique allant de pair avec une réflexion sur la gouvernance, Marc Baïetto a également évoqué le modèle de la démocratie locale, en posant la question de l’élection au suffrage universel des élus intercommunaux.

“Je souhaite”, a-t-il conclu, “que cette année de changement nous permette de progresser, d’aller de l’avant, tout en conservant nos fondamentaux : être une agglomération solidaire, une agglomération nature, une agglomération innovante.”


> Extraits du discours de Marc Baïetto :

  • Sur l’intercommunalité

"Je souhaiterais placer cette année sous le signe de l’intercommunalité et accueillir tout particulièrement la 28e commune de la Métro, Miribel-Lanchâtre.
(…)
il me paraît important de marquer la capacité et la volonté d’une intercommunalité qui fait parfois un peu peur – nous sommes des urbains, nous avons un cœur urbain fort et paraissons toujours énorme par rapport à ceux qui sont plus petits - de s’ouvrir aux autres, de penser les différences, de cerner la question du territoire en d’autres termes que celui du seul nombre.
Ce qui nous importe, c’est de répondre aux attentes, aux besoins de la population, et d’y répondre à un niveau pertinent. Nous ne nous justifierons jamais dans la réponse aux problèmes du quotidien. Les communes sont plus à même que l’intercommunalité de le faire.
En revanche, il existe toute une série de thématiques transversales – l’emploi, le logement, les déplacements – qui nécessitent d’être traitées à un niveau plus important que celui de la commune, voire que celui des intercommunalités que nous avons créées pour la plupart - en tout cas pour celle qui est devenue la Métro - à la fin des années 6o.
(…)
Nous sortons d’une période où l’on a chacun construit à l’abri, d’abord des limites communales, puis des limites intercommunales.
Aujourd’hui, il est clair que ces limites intercommunales ne sont plus les bonnes limites. Nous avons à aller au-delà, sans forcément penser à des territoires arrêtés, définis. Il faut que nous sachions penser en fonction des problématiques, sur des territoires mouvants."

  • Sur le SCOT, arrêté le 19 décembre 2012

"Faire en sorte que 273 communes réunies dans une vingtaine d’intercommunalités partagent une vision identique de l’avenir du territoire, constitue forcément un gage de réussite pour l’avenir."

  • Sur le Pôle métropolitain du Sillon alpin

"Il y a d’autres dimensions : celle notamment du Pôle métropolitain que nous sommes en train de construire avec nos collègues de Valence, de Voiron, de Crolles, de Chambéry, d’Annecy, d’Annemasse.
Ce Pôle est un moyen pour nous de mieux mettre en valeur notre territoire, de mieux promouvoir notre économie, de sauvegarder nos emplois…
(…)
Pour avancer dans ces thématiques, qui sont lourdes et longues à mettre en œuvre, nous essayons de travailler selon la méthode suivante : orienter en débattant, décider en consultant, agir  en écoutant."

  • Sur le soutien à l’économie

"La signature par Perstorp d’une joint-venture avec les Thailandais de PTT Global Chemical et la décision de la Métro de soutenir le Plan de protection des risques technologiques à hauteur de 6 millions d’euros, redonnent à l’entreprise une perspective industrielle et montrent que nous ne sommes pas, comme certains auraient tendance à le dire ou à le penser, monomaniaques.
Nous soutenons l’université, nous soutenons la recherche, nous soutenons les technologies de pointe, mais nous soutenons aussi l’activité plus traditionnelle, comme la chimie."

  • Sur la démocratie locale

"Cela amène pour moi une autre réflexion. Je sais bien qu’en la formulant, je ne vais pas nécessairement susciter l’adhésion de tous. Nous sommes aujourd’hui une assemblée qui lève l’impôt. Or, on ne pourra pas indéfiniment avoir à gérer des questions aussi cruciales que celles que j’évoquais tout à l’heure - les déplacements, le logement et l’emploi – et lever l’impôt, sans que l’on se pose la question de la désignation au suffrage universel de l’assemblée communautaire."


> télécharger ci-contre la version intégrale du discours

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