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vendredi 12 mai 2017

Alimentation : l’université et le CHU de Grenoble recherchent des volontaires

Des chercheurs grenoblois participent à une étude européenne sur l’alimentation et le bien être. Ils recherchent des volontaires sur une période d’un an.

C’est une évidence pour tout le monde : pour être bien dans sa peau, il faut commencer par bien manger. Ne nous dit-on pas, par exemple, de manger cinq fruits et cinq légumes par jour? Répété depuis des années, le message s’impose aujourd’hui comme une vérité. « On le sait bien : plus on mange gras, moins la santé va », confirme Camille, une jeune maman de 28 ans, rencontrée dans la galerie d’un centre commercial à Meylan.

 

Pourtant, le lien entre alimentation et qualité de vie reste à démontrer scientifiquement. « Il existe bien quelques données mais qui restent parcellaires, souligne Christophe Moinard, professeur en nutrition à l’université Grenoble-Alpes. Ce qui nous manque, c’est une vision systémique (...), une vue globale s’inscrivant dans la durée ».

 

Avec Christophe Pison, lui aussi professeur à l’université Grenoble-Alpes, et Marie-France Vaillant, nutritionniste au CHU de Grenoble, il participe à une étude européenne, menée conjointement à Aberystwyth au Pays-de-Galles et Barcelone, dont le but est d’étudier sur une période d’un an les comportements alimentaires de dizaines de volontaires.
 

Des critères très nombreux

« Sur un an, les gens modifient leur alimentation. L’idée, c’est de savoir en quoi ces modifications influencent notre qualité de vie, que ce soit la santé, le sommeil, ou même l’estime de soi », explique Christophe Moinard. Quarante volontaires sont déjà enregistrés au Pays-de-Galles et une centaine sont prévus à Grenoble. L’inscription se fait par Internet, sur le site du CHU de Grenoble.

 

Mais les critères pour être sélectionnés sont nombreux : il faut être en bonne santé, être âgé de 25 à 50 ans, être celui (ou celle) qui fait la cuisine à la maison... Il faut aussi supporter les prises de sang (trois), prendre le temps d’enregistrer sur une tablette les aliments consommés, l'activité physique pratiquée et répondre régulièrement à un questionnaire de qualité de vie.

 

En échange de leurs efforts, les volontaires se voient proposer une petite indemnité de 150 euros. Pour l’instant, une quarantaine de personnes ont été sélectionnées. Pour recruter les 60 autres (avant la fin de l’été), les scientifiques ont eu une idée : se rendre là où s’achète l’essentiel de l’alimentation, c’est-à-dire les centres commerciaux.

 

Pleurer pour un petit bidon

Ils ont mené une première campagne de recrutement le 20 mars dans un hypermarché de Saint Martin d'Hères. Mercredi, ils se trouvaient dans celui de Meylan. « D’un coup d’œil, nous repérons les potentiels bons clients », sourit Christophe Moinard. « S’ils sont intéressés, ils s’inscrivent sur notre site et nous les contactons par la suite », poursuit Marie-France Vaillant

 

A 26 ans, Arzu est tentée d’y participer. « Je suis une grosse gourmande, explique-t-elle. Je grignote beaucoup entre les repas. J’ai essayé de changer de mode d’alimentation mais je retombe vite dans mes travers ». La jeune femme se dit convaincue du lien entre alimentation et bien être : « J’ai le souvenir d’avoir pleuré parce que j’avais pris un petit bidon ou sur les hanches ».

 

Les scientifiques grenoblois mèneront une 3e campagne de recrutement le 18 mai devant le CROUS Diderot de l’université de Grenoble pour tenter de recruter non pas des étudiants, mais le personnel. Les résultats de leur étude, financée à hauteur de trois millions d’euros par l'European Institute of Innovation and Technology (EIT), devraient être publiés en 2019.
 

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