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vendredi 14 avril 2017

Conseil de développement métropolitain : dites "bonjour" à ses coprésidents

Caroline Schlenker et Mehdi Taboui entendent bien rendre le C2D indispensable à la construction du projet métropolitain, et souhaitent présider l'instance participative avec bienveillance. ©DR

Caroline Schlenker et Mehdi Taboui sont les nouveaux co-présidents du Conseil de développement (C2D) de la Métropole. Portraits croisés.

Elle a 37 ans, enseigne l’anglais à Grenoble INP, et est une membre active de l’association seyssinetoise "Un nouveau souffle citoyen". Lui en a 27, habite Seyssins et travaille à la Préfecture de la Drôme. Tout deux croient mordicus à « l’action collective » comme à la nécessité de « redonner la parole à la diversité de la société civile ». Ce qui tombe bien. Car le Conseil de développement de la Métropole - à la tête duquel ils ont été élus -, fut précisément créé dans ce but en 2001: un lieu d’expression privilégié pour les acteurs économiques, les associations, les acteurs publics et les habitants. Un lieu paritaire aussi, réunissant 120 femmes et hommes bénévoles pour porter à la connaissance des élusdes avis représentatifs sur des politiques publiques majeures. Comme, dernièrement, sur le Programme local de l’habitat (PLH) et le Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), ou encore lorsqu'il a fallu définir le cadre dans lequel la Métropole va exercer ses compétences en matière de sport et de culture...

 

Des regards partagés

Leur intérêt pour la chose publique ne date pas d’hier. Alors que Caroline Schlenker confie que « le fait d’avoir un père docteur en science politique a certainement dû me sensibiliser et me pousser à réfléchir sur la place du citoyen et sur la politique au sens large », Mehdi Taboui évoque de son côté « une famille recomposée, un père tunisien, des grands parents français ouvriers ». Bref, « je voyais bien les difficultés du quotidien, confie-t-il, et ça m’a donné l’envie de m’engager pour essayer de redonner la parole à des gens que l’on ne prend pas suffisamment en considération ». Des origines que tout oppose peuvent parfois produire des regards partagés.

 

Un parcours marqué par l’actualité

L’actualité apporte aussi son éclairage sur les raisons de leur engagement respectif : les dramatiques événements du 11 septembre 2001 comme les débats autour de la transparence de la vie publique en France, ont joué un rôle de catalyseurs. À l’époque des attentats du WTC, Caroline Schlenker, native de Californie, suivait un cursus à l’université californienne d’Irvine : « Avec d’autres étudiants, il nous est paru important d’essayer de parler du 11 septembre, de ce qui semblait incroyable et que nous avions pourtant devant nos yeux… Afin, aussi, d’éviter certains amalgames. Nous avons donc organisé des actions et des temps de paroles pour les étudiants, et nous avons fait la preuve qu’il est possible de travailler ensemble sur des sujets difficiles, de manière apaisée, et malgré la diversité des opinions. Ce furent des moments importants pour la suite ». Sensible aux questions relevant de la vie politique, de la gestion publique et de la bonne gouvernance, les affaires Woerth-Bettencourt et Cahuzac, au croisement du droit et de la politique, ont quant à elles été déterminantes pour Mehdi Taboui : « A l’époque, je démarrais un doctorat sur le conflit d’intérêts en droit public, et ces affaires m’ont profondément touché. Les comportements de certains politiques me révulsent car ils abaissent la fonction publique et font du mal au vivre ensemble. Aujourd’hui, c’est tout ce dont les gens ne veulent plus ».

 

« Croiser les mondes »

Chemin faisant, chacun a fini par frapper à la porte du C2D de la Métropole. « J’étais curieux », dit l’un. « Je ne savais pas trop à quoi m’attendre », se souvient l’autre. Après une première immersion dans le processus de cet outil de la participation métropolitaine, tout deux ressortent convaincus qu’il y a là matière « à faire de la politique autrement », en « mettant des acteurs très différents autour de la table et en essayant de trouver des solutions, avec toutes les difficultés que cela comporte ».

 

Pour Mehdi Taboui, « le C2D est un moyen d’apporter un point de vue différent auprès d’une instance comme la Métropole. L’idée, c’est de croiser les mondes. Et on est les seuls à avoir cette capacité... c’est donc là toute notre légitimité ! ». Au moment où la confiance dans les élus s’étiole dans l’opinion publique, « une structure comme le C2D peut permettre de redonner du crédit à la classe politique », abonde Caroline Schlenker. Mais pour cela, « la participation ne doit pas rester en marge », met-elle en garde. « Nous avons la chance de représenter les acteurs économiques, les associations, les acteurs publics et les habitants du territoire de la Métropole… Les élus ont donc intérêt à nous solliciter ! »

 

Se rendre indispensables

Grâce à « de vraies réussites » à mettre d’ores-et-déjà à leur actif, « comme notre contribution au PLH par exemple qui a été bien prise en compte », et même si « beaucoup de choses restent encore à améliorer dans la méthode », leur volonté et leur confiance dans leur mission demeurent intactes. Car « cette instance que nous souhaitons coprésider avec bienveillance pendant trois ans, sur une base démocratique, horizontale, égalitaire et de manière désintéressée, est un formidable terrain d’expérimentation qui doit réussir. C’est maintenant à nous, citoyens, de nous rendre indispensables ! »

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