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vendredi 10 mars 2017

Un magasin de producteurs ouvre dans le quartier de Bonne

La Ferme de Bonne est ouverte du mercredi au samedi. ©Grenoble-Alpes Métropole/Lucas Frangella

Une boutique de producteurs vient d’ouvrir ses portes à Grenoble. Au menu : viandes, fromages, légumes, fruits, huile de noix… Tous issus de la région et en vente directe.

De la ratafia de cerises, du suprême de pintade, de la tomme de Chartreuse, du petiot de vache, du yaourt fermier, du velouté de potimarron… Bienvenue à la ferme ! Pas celle de Charles Ingalls mais du quartier de Bonne, à Grenoble. Une dizaine d’éleveurs et de maraîchers de la région viennent de s’associer pour ouvrir une boutique de producteurs en face du cinéma Le Méliès.

 

Du mercredi au samedi (9h-19h), la Ferme de Bonne propose des fruits et des légumes de saison, de la viande, des produits laitiers, du pain et quelques produits transformés (miel, confitures, glaces, vin, farine…). Certains sont bio, d’autres non. En revanche, ils sont tous originaires de la région grenobloise, dans un rayon de 60 km au maximum. Deux avantages : la traçabilité des produits est assurée et les agriculteurs peuvent vendre eux-mêmes leurs produits, sans intermédiaire. C’est ce qu’on appelle le circuit court.

 

L’équivalent d’un SMIC


Ici, pas de publicité ou d’opération promotionnelle pour inciter à l’achat mais un éleveur ou un maraîcher derrière la caisse ou dans les rayons pour répondre à toutes les questions des consommateurs. Un contact humain, direct et des réponses précises. D’où vient cette côte de porc ? De l’exploitation d’Arnaud Frechat, à Sardieu. Et ce fromage blanc de vache ? De chez Jacqueline et Nicolas Rebuffet, à Laval dans le Grésivaudan. Et ces légumes ? De la ferme de Laurent Naselli, au Fontanil-Cornillon.

 

Les producteurs aussi s’y retrouvent. L’absence d’intermédiaire leur garantit un meilleur revenu. « Dans le système traditionnel, ce n’est pas le producteur qui fixe le prix de vente mais plutôt les industriels - et la grande distribution qui n’est jamais très loin derrière », témoigne Sylvain Bernard, éleveur de chèvres de Mont-Saint-Martin. En vendant lui-même ses fromages à la Ferme de Bonne, il espère empocher l’équivalent d’un SMIC, soit 1500 euros par mois. « Mais en travaillant entre 90 et 100 heures par semaine », précise-t-il aussitôt.

 

Pour une politique alimentaire urbaine


Deux femmes se sont arrêtées devant les frigos à viande. Dubitatives. « Tu as vu le canard là ? C’est un peu cher quand même ». Comme les épiceries bio, les boutiques de producteurs sont réputées plus onéreuses que les commerces traditionnels. C’est faux, répond Sylvain Bernard, sûr de lui : « Si on compare nos produits à ceux de la grande distribution, on se situe à peu près au même niveau de prix. On est haut de gamme, c’est vrai, mais uniquement pour la qualité. Pas pour le prix ».

 

Il existe plusieurs boutiques de producteurs dans la région mais la Ferme de Bonne est la première à Grenoble. Il aura fallu quatre ans pour que ce projet se concrétise. Quatre ans pour constituer une équipe solidaire et trouver un local. Réunis en SAS (société par actionnaires simplifiées), les dix producteurs ont bénéficié de l’aide financière de la Chambre d’agriculture de l’Isère et des collectivités locales. Parmi elles, Grenoble-Alpes Métropole signataire en octobre 2016 du Pacte pour une politique alimentaire urbaine visant notamment à valoriser les produits agricoles locaux.

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